Gabon: Jean Ping affiche sa rupture avec le pouvoir

Il a gardé le silence durant plusieurs mois, Jean Ping ancien président de la Commission de l’Union africaine a décidé de rompre le silence. Hier samedi 1er février, il a fait sa première sortie publique devant des militants de l’opposition réunis au sein d’un courant dit des « souverainistes ». Jean Ping a d’abord affirmé qu’il n’était pas candidat au poste de secrétaire général de la Francophonie. Mieux il a annoncé sa rupture avec le pouvoir de Libreville.



Jean Ping en 2012. REUTERS/Noor Khamis
Jean Ping en 2012. REUTERS/Noor Khamis

« Il est clair, très clair, très très clair, que je n’ai plus rien à voir, absolument plus rien à voir avec les autorités en place ». Jean Ping a soigneusement écrit ces phrases et porté ses lunettes pour s’assurer qu’il n’allait pas se tromper au moment de les prononcer.
 

L’homme n’avait aucun remord. Sous Omar Bongo, Jean Ping était quasiment un enfant gâté. Plusieurs ministre, il est président de la Commission de l’Union africaine lorsqu’Omar Bongo décède.

Jean Ping  affirme que le nouveau pouvoir ne l’a vraiment pas soutenu lorsqu’il briguait un second mandat à l’Union Africaine. Rentré au pays, le même pouvoir lui aurait fermé les portes. « J’ai créé un bureau de consulting et on a tout fait pour que je ne travaille pas avec le Gabon. Même mes enfants on leur a dit : exilez-vous ! »
 

La rupture consommée, Jean Ping n’a pourtant pas dit qu’il sera candidat à la présidentielle de 2016. « Notre président s’est déjà déclaré candidat ? Pourquoi n’allez-vous pas lui demander à lui d’abord ? »

La nouvelle posture de Ping est une mini-révolution politique au Gabon, a commenté un participant.

Source : Rfi.fr



Dimanche 2 Février 2014 - 11:13



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