Gabon: «Si Jean Ping franchit la ligne rouge, il en répondra personnellement»

Le Gabon retient son souffle puisque c’est vendredi au plus tard que la Cour constitutionnelle doit valider ou non l’élection contestée d’Ali Bongo. Ce mercredi, les ministres de la Défense, de l’Intérieur, de la Justice et de la communication ont donné une conférence de presse conjointe pour mettre en garde Jean Ping et les responsables de l’opposition avec ce message : le gouvernement et les forces de défense et de sécurité ne tolèreront pas une quelconque tentative de déstabilisation des institutions après la proclamation des résultats définitifs.



« Nous savons ce qu’ils font, nous savons où ils sont. » Le gouvernement gabonais met en garde l’opposition. Mathias Otounga Ossibadjouo, ministre de la Défense, sort pour la première fois de son silence : « Nous constatons aujourd’hui que ce processus démocratique tend à se transformer en processus insurrectionnel militaire. Et dans ces conditions, nous devons agir parce que ces enfants, à qui on apprend à fabriquer des objets explosifs, une fois qu’ils auront appris, ils vont s’en servir. Et les forces de défense et de sécurité ont pour mission de garantir la paix et la sécurité sur l’étendue du territoire. »



Source: Rfi.fr
 
Et le porte-parole du gouvernement, Alain-Claude Bilie By Nze, de préciser : « Nous n’avons pas l’intention aujourd’hui d’arrêter qui que ce soit, mais si Jean Ping franchit la ligne rouge et qu’il y a des violences, il en répondra personnellement. »
 
L’opposition rejette l’offre de dialogue
 
Après ses propos, la réplique de Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, porte de Jean Ping, ne s’est pas fait attendre : « Est-ce que ce n’est pas ce qu’ils préparent en réalité ? Est-ce que ce n’est pas qu’ils veulent, s’imposer au pouvoir. Ils veulent déjà prendre de l’avance en disant : "dès le matin de l’annonce des résultats, on mettra des militaires dehors. On sortira la garde républicaine à tous les carrefours". Ce n’est pas à Monsieur Ping que ça s’adresse, c’est aux Gabonais. Ils disent aux Gabonais : le premier qui met la tête dehors, on dégaine. »
 
L’opposition rejette l’offre de dialogue du président Ali Bongo et explique : « Viendra le temps de la réconciliation, mais pour le moment, les Gabonais attendent que la vérité des urnes soit rétablie. »

Dieynaba Faye(stagiaire)

Jeudi 22 Septembre 2016 - 10:24



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