Gabon: le mouvement de colère se poursuit dans l’éducation

Au Gabon, la crise se durcit dans le système éducatif. Les enseignants réunis au sein de la Convention nationale des syndicats du système éducatif (Conasysed) ont rejeté l’appel du Premier ministre à une reprise des cours, le lundi 25 novembre, après une interruption de plus d’une semaine.



Salle de classe vide à Libreville, Gabon. AFP PHOTO/Steve Jordan
Salle de classe vide à Libreville, Gabon. AFP PHOTO/Steve Jordan
Les élèves étaient assez nombreux dans les écoles. Certains ont eu un ou deux cours, les autres, rien du tout. La majorité des enseignants étaient à l’assemblée générale convoquée par leur syndicat : la Conasysed. Au cours de la réunion, ils ont durci le ton.
 
«Les enseignants n’acceptent plus de simples promesses, précise Simon Ndong Edzo, patron du syndicat. On pensait qu’à la rencontre avec le Premier ministre il devait dire : oui, voici les postes budgétaires que vous avez exigés. Les rappels seront payés à telle date. Donc ça veut dire que c’est toujours de simples promesses et les enseignants en ont assez».
 
Le gouvernement s’étonne et dit appliquer correctement le cahier de charges des enseignants, comme l’explique Alex Lewobi Lendidzi, le directeur de la communication à la primature : «La revendication principale des enseignants, le paiement des vacations, a été entièrement satisfaite. Le gouvernement avait promis de payer les rappels à l’ensemble des agents de l’Etat au terme de l’année 2013. Je confirme que les rappels seront payés au plus tard au 31 décembre».
 
Pour regagner les salles de classe, les enseignants posent une nouvelle condition : le limogeage du ministre de l’Education nationale. Séraphin Moundounga est réfractaire au dialogue, affirment les grévistes. «Impossible», rétorque le Premier ministre.

Source : Rfi.fr
 

Dépéche

Mardi 26 Novembre 2013 - 12:25



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