Gabon: le parti au pouvoir veut faire preuve de cohésion

Au Gabon, la prochaine élection présidentielle a lieu en 2016 mais les grandes manœuvres politiques sont déjà lancées. Il y a quelques jours, Jean Ping, devenu opposant, a porté depuis Paris des graves attaques contre le régime. Le front social bouillonne. C’est dans cette ambiance qu’Ali Bongo a convoqué ce samedi 19 avril une réunion du conseil national, l’une des instances de décision du parti au pouvoir.



Jamais une réunion du conseil national n’a suscité une telle mobilisation. Le « distingué camarade » Ali Bongo Ondimba, comme l’appelle ses militants, a battu le rappel de tous les cadres du parti. Officiellement, la formation au pouvoir veut s’imprégner de l’action du son gouvernement pour mieux le défendre contre les attaques de l’opposition. Le Parti démocratique gabonais (PDG) veut aussi réfléchir sur la concrétisation intégrale du projet de société d’Ali Bongo.

Ces thèmes ont pourtant été longuement débattus le 16 mars dernier lorsque l’ancien parti unique créé par Omar Bongo a fêté ses 46 ans au pouvoir.

Resserrer les rangs

Pour un universitaire gabonais, la réunion de ce samedi est une occasion de resserrer les rangs. Le parti est miné par des querelles internes. Les anciens barrons de l’époque d’Omar Bongo se sentent marginalisés. Certains comme Jean Ping et Jacques Adiahénot, ancien secrétaire général du parti, ont officiellement quitté le navire. Ils sont devenus les opposants les plus virulents. Ils promettent d’ailleurs d’écarter Ali Bongo par les urnes lors de la présidentielle de 2016.


Rfi.fr

Samedi 19 Avril 2014 - 15:54



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