Gaz de schiste: les autorités algériennes tentent de calmer le jeu

En Algérie mardi, le général responsable de la région militaire du sud du pays s’est rendu dans la ville de In Salah, à 1 200 km d’Alger. Un déplacement inhabituel. Depuis deux mois, les habitants de cette ville manifestent calmement presque tous les jours contre l’exploitation du gaz de schiste. Mais ce weekend, des affrontements avec la police ont fait plusieurs dizaines de blessés.



Il est venu pour éteindre l’incendie. Le général-major Amar Athamnia, le chef de la région militaire de Tamanrasset, était à In Salah hier pour rencontrer les habitants. Les affrontements de ce weekend entre manifestants anti-gaz de schiste et forces de l’ordre ont fait plusieurs dizaines de blessés.
Selon le journal El Watan, trois manifestants ont même été touchés par balle. Les habitants dénoncent des provocations de la police et de la gendarmerie. Selon plusieurs témoignages, des gendarmes se sont attaqués lundi au deuxième campement des manifestants, près du puits exploité par l’entreprise américaine Halliburton.

Véhicules fonçant sur la foule, fouilles corporelles, insultes, la presse parle de répression. Il fallait donc calmer le jeu : le général a annoncé que les gendarmes qui avaient outrepassé leurs fonctions seraient punis et que les habitants dont les biens avaient été détruits seraient indemnisés. Et il a voulu rassurer l’ensemble des manifestants avec une promesse : leurs inquiétudes vis-à-vis de l’exploitation du gaz de schiste seront transmises au chef d’état-major, Ahmed Gaïd Salah.


RFI

Mercredi 4 Mars 2015 - 10:43



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