Georges Weah : « S’il faut rejouer le match Afrique du Sud / Sénégal… »

Au Burkina Faso pour présenter ses condoléances aux autorités suite aux attaques terroristes dont le pays a été victime le 13 Août 2017 et au décès du Président de l’Assemblée nationale, Salifou Diallo, Georges Weah, candidat à la présidentielle libérienne du 10 octobre prochain, s’est entretenu avec le média Lefaso.net. Il a réagi sur la décision de la FIFA de faire rejouer le match Afrique du Sud -Sénégal en éliminatoires du Mondial 2018.



Georges Weah : « S’il faut rejouer le match Afrique du Sud / Sénégal… »


Quel commentaire faites-vous de la décision de la FIFA de faire rejouer le match Afrique du Sud-Sénégal en éliminatoires du Mondial 2018 ?
« Il existe des règles dans le football. Si ces règles ne sont pas respectées, je crois que le mieux est de réparer. S’il faut rejouer le match parce qu’il y a eu un problème, je pense que c’est mieux de le faire pour donner la même chance à tous. C’est comme en politique et surtout au Kenya. Si un candidat aux élections se plaint de fraudes et que cela est avéré. Il faut reprendre les élections. C’est pourquoi, je trouve que la Cour suprême kényane a pris une bonne décision. Pour le match, s’il a été entaché d’irrégularités, il faut rejouer le match pour faire justice ».

Mais on a comme l’impression que la décision vise à donner plus d’avantages au Sénégal…
« Nous parlons du football. Tout le monde a des avantages. Comme un biscuit que tu veux casser en deux parts égales et que finalement que tu te retrouves avec six morceaux. C’est le football et rien n’est acquis d’avance. Peut-être que le gagnant d’avant peut perdre ou il peut encore gagner. Mais le plus important à mon avis, il faut toujours chercher une solution quand il y a un problème. Je pense que c’est la solution que la FIFA a trouvée afin que les choses aillent mieux ».


Mercredi 13 Septembre 2017 - 14:09




1.Posté par Jean Gabriel Yaméogo le 14/09/2017 19:01
Je suis parfaitement d'accord avec l'analyse de George Weah qu'on ne présente plus. Ce qui me dérange personnellement c'est moins la reprise du match que le timing choisi par la FIFA pour cette reprise.

En rappel le match Afrique du Sud#Sénégal querellé s'est joué en novembre 2016. Tous les sportifs qui aiment le football ont été écœurés par cet arbitrage-bidon qui n'honore pas le continent africain. Aussi, si la FIFA, après avoir sanctionné l'arbitre Joseph Lampey du nom, avait fait rejouer le match avant les deux derniers matchs ayant opposé le Sénégal au Burkina, il n'y aurait rien eu à redire.

Mais attendre, de voir le Sénégal en peine dans son groupe avec les deux matchs nuls face au Burkina dont les messieurs de la FIFA ne vendaient pas chère la peau devant les Lions de la Téranga, et décider, à ce moment, de faire rejouer ce match semble être un coup de pouce pour repêcher cette équipe.

Cette décision tardive, quoique juste, fausse l'esprit sportif et d'équité du groupe. De plus, ce match est programmé se dérouler après les deux derniers matchs du groupe. C'est dire que le Sénégal jouera ce match en toute connaissance de cause de tous les résultats du groupe, pendant que ses adversaires directs seront cloués au pilori, n'ayant plus que leurs chapelets pour évoquer et implorer les dieux du football pour un résultat qui leur soit favorable.

Enfin, le fait que l'Afrique du Sud, principale concernée dans cette odyssée accepte tout bonnement, sans rechigner, de rejouer le match laisse planer un "deal" passé avec la FIFA. Le scénario serait le suivant:

Coincé lors des investigations de la FIFA, l'arbitre incriminé avoue avoir été corrompu pour manipuler le résultat du match et livre les noms des corrupteurs qui ne peuvent être que sud-africains. La FIFA qui a peur de l'Afrique du Sud prend langue avec elle et lui tient à peu près ce langage: "Messieurs, vous avez été pris la main dans la confiture. Alors, soit vous acceptez qu'on rejoue le match, soit votre pays est exclu de la compétition avec, en sus, une suspension de cinq ans de toute compétition de la FIFA".

L'Afrique du Sud, qui a perdu tout espoir de qualification préfère sauver les meubles et accepte le "deal" et le tour est joué. Quant au Burkina et au Cap-Vert, victimes collatéraux de cette forfaiture, la FIFA n'en a cure. Pour elle, ce sont de "petits" pays dont la voix footballistique ne compte que pour l'élection du Président de la FIFA. Donc, on s'en fout de leur opinion. Ils vont pleurnicher un peu et puis rentrer dans les rangs. C'est ainsi qu'il faut analyser les plaintes des fédérations de ces deux pays qui ont été rejetées sans égard. Du reste, le Président de la FBF, dans une interview a appelé les supporteurs à la retenue car, dit-il, nous ne pouvons rien contre les décisions de l'instance mondiale du football.

Ce qui est absolument faux. J'estime que ces deux pays lésés peuvent, soit se retirer de la compétition en cours, voire suspendre temporairement leur participation aux compétitions de la FIFA pour marquer leur désapprobation à ce traitement par dessus la jambe qui leur est fait. Mais enfin, nous les supporteurs ignorons souvent les tenants et les aboutissants de la politique footballistique où souvent nos représentants préfèrent défendre leurs strapontins avec les privilèges y afférents que de défendre l'honneur de leur patrie.

Ainsi va le règne de la jungle dans le football mondial dont les remous mafieux ne sont pas encore totalement estompés. Ne nous détrompons pas,ce n'est pas demain la veille que le Burkina ou le Cap-vert ira aux phases finales d'une coupe du monde car, trop "petits" selon ces messieurs/dames de la FIFA pour jouer dans la cour des grands. Quel sacrilège que d'y penser!

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