Gouvernance démocratique et Stabilité des institutions : les parlementaires se perfectionnent

Renforcer les capacités des parlementaires et du personnel du Parlement sur les questions de stabilité et de gouvernance démocratique, tel est l’objectif de l’atelier qui a regroupé les parlementaires sénégalais pendant trois (3) jours à Gorée Institute.



Gouvernance démocratique et Stabilité des institutions : les parlementaires se perfectionnent

Consciente que la démocratie est un processus dynamique jamais achevé, l’USAID a vu nécessaire de financer le Programme d’accompagnement parlementaire et d’engagement citoyen (PACE) qui doit être compris à l’aune des acquis démocratiques engrangés par le Sénégal, fruits d’une pluralité d’acteurs de la Société civile dont l’Institut de Gorée qui a abrité l’atelier, Counterpart International, Y’en a marre, Réseau Siggil Jigeen, ANAFA, sous la coordination de l’ONG 3D. Une formation des députés d’autant plus nécessaire qu’en plus de l’activisme politique, obligation est faite à tout acteur politique de présenter désormais un profil de manager maîtrisant un certain nombre d’outils et d’être préparé à une bonne réceptivité d’une multitude de concepts et de techniques.

 

En clair, la formation qui a réuni les députés est « axée sur un outil de monitoring et de diagnostic adaptable selon la thématique et le sujet qui vous intéresse », explique l’ancien directeur exécutif du Forum Civil, Mamadou Seck pour qui « l’idée était d’axer la formation sur un certain nombre d’indicateurs et de paramètres qui permettent à l’issue de cette formation, d’avoir des résultats et de visualiser même ces résultats-là pour voir dans quelle mesure on peut appuyer pour améliorer un certain nombre de volets en lien avec la stabilité des institutions et la gouvernance démocratique, la sécurité sociale et sécuritaire ». Néanmoins, Aïyatou Taïbou Baldé, Seydou Diallo, Mame Lissa Sow, Aminata Fall Diallo, Mame Mbayang Guèye Dione Bâ, Madiangane Fall, Amadou Thimbo, Cheikh Tidiane Ndiaye et Thierno Bocoum sont les dix (10) parlementaires ayant subi la formation sur l’importante question de la Gouvernance démocratique et la stabilité des institutions, alors qu’au total, 25 étaient attendus. Sur les motifs de ces absences, M. Seck évoque les calendriers chargés qui s’expliquent par la période de précampagne électorale.

 

En tout état de cause, l’impact de cet apprentissage sera le corpus législatif car dit-il, « parce que la cible c’est l’Assemblée nationale qui a trois missions : voter un budget, légiférer et contrôler ». Pour leur part, les récipiendaires n’ont pas manqué de souligner l’intérêt de la formation au terme des trois jours d’instruction. Membre de la Commission Défense et Sécurité de l’Assemblée nationale, Mame Mbayang Guèye Dione Bâ indique avoir surtout appris « des choses qu’on savait, mais qu’on ne pouvait pas catégoriser » comme la gouvernance démocratique, la gouvernance économique et sociale, la gouvernance sécuritaire. « Nous avons vu tout ce qui pouvait constituer des menaces par rapport à la stabilité institutionnelle, sur les différentes formes de gouvernance. C’est une formation qui nous a permis de visiter un outil qui est un outil de monitoring de surveillance des différents aspects de gouvernance », se félicite-t-elle. Au finish, il s’agira, comme le précise le directeur de Gorée Institute, Doudou Dia, de transférer l’étude à tous les députés pour savoir comment mutualiser les efforts.


Dépêche

Samedi 14 Juin 2014 - 00:25



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