Gouverneur de Ziguinchor : «Il y a du sabotage de la part de certaines entreprises».

Les travaux de l’Université Assane Seck de Ziguinchor (Uasz) sont loin d’être terminés. Ce qui a mis le Gouverneur de cette région, Ibrahima Sakho, dans tous ses états, car, selon lui, c’est le manque de sérieux de la part des entrepreneurs qui est la principale cause de cette situation qui, va jusqu’à mettre la vie des étudiants en danger. Il a partagé ses soucis avec le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, lors du passage de la «Caravane de l’enseignement Supérieur», dans la capitale du Sud hier vendredi.



«Dans le domaine de l’urbanisme, j’ai constaté avec vous que parfois, il y a même du sabotage de la part de certaines entreprises. Je ne peux pas comprendre, en tant qu’autorité responsable de la sécurité civile, que ces pavillons destinés aux étudiants puissent les accueillir dans cet état, les mettant en danger car il y a un danger réel», Ibrahima Sakho, le Gouverneur de Ziguinchor à Mary Teuw Niane. C’était lors de la visite de ce dernier dans la capitale du Sud, dans le cadre de la «Caravane de l’Enseignement supérieur».


Selon lui, ce danger peut rejaillir sur le chef de l’Etat, au cas il y aurait accident : «Je ne suis pas convaincu de la solidité de ces bâtiments. Il y a problème parce que nous recevons des êtres humains. Et si jamais il y a un couac et que ces bâtiments s’effondrent sur la tête des étudiants, la faute sera attribuée au président de la République alors qu’il a déconcentré ses pouvoirs», prévient-il.


Cette situation s’explique, à ses yeux, par l’irresponsabilité de certains membres de l’administration qui font preuve de laxisme : «il faut que chacun joue sa partition. C’est cela qui manque dans ce pays. On ferme les yeux sur ce qui ne marche pas. Il arrive que je dispose d’un procès-verbal de réceptions de travaux dans lequel y a une kyrielle de défauts et pourtant, on met «avis favorable sous réserve». Mais lorsque les observations sont substantielles, ce qui doit s’en suivre c’est « avis défavorable » mais les Sénégalais ne connaissent plus ce mot. C’est comme si ce mot n’existe plus en français. Vous ne verrez jamais dans un document administratif «avis défavorable», a-t-il déploré.
 

Ousmane Demba Kane

Samedi 10 Octobre 2015 - 03:47



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