Greenpeace invite les gouvernants ouest-africains à plus de coopération contre la pêche illégale

Suite à la décision de la Commission européenne d’inscrire la République de Guinée sur sa liste des pays qui ne sont pas suffisamment actifs contre la pêche illégale, non déclarée non réglementée (INN), et le Ghana parmi les pays sous surveillance1, Greenpeace invite les gouvernants de l’Afrique de l’Ouest à plus de responsabilité et de coopération sous régionale pour éradiquer ce fléau mondial qu’est la pêche INN.



"Cette décision prise par la Commission européenne à l'égard de la République de Guinée intervient après plusieurs avertissements sur ses défaillances dans l'accomplissement de ses obligations internationales dans la lutte contre la pêche illégale", a déclaré Marie Suzanne Traoré, Chargée de campagne océans à Greenpeace Afrique. "Il s’ensuit que tout produit de la pêche capturé par les navires battant pavillon guinéen est désormais interdit à l’importation dans l’Union européenne. Par ces agissements irresponsables, le gouvernement guinéen prive ainsi des centaines de personnes travaillant dans le secteur de la pêche de revenus significatifs", a ajouté Marie.

La pêche INN est en train de gangrener les océans du monde et l’Afrique de l’Ouest fait partie des zones qui paient le plus lourd tribut. Selon Interpol près de de 40% des poissons pêchés dans cette région seraient issus de pratiques illégales occasionnant ainsi un énorme manque  à gagner sur les plans économique, environnemental et social pour ces paysGreenpeace invite les pays de la sous-région à prendre des mesures concrètes de lutte contre la pêche INN et à se doter des moyens adéquats et efficaces pour surveiller et ainsi à participer à l’effort international de lutte contre ce phénomène qui constitue une grave menace  au bien-être des communautés et  la santé des écosystèmes marins.
 

Dépêche

Samedi 29 Mars 2014 - 14:31



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