Guerre de communiqués entre Total et le Gabon

Au Gabon, ce n’est plus le parfait amour entre l’Etat et le groupe pétrolier français Total. Dans un communiqué, Total Gabon a annoncé avoir reçu un avis de redressement fiscal suite à un audit sur les exercices 2008 à 2010. Depuis jeudi, la compagnie pétrolière et le Gabon se sont lancés dans une inquiétante guerre de communiqués ; pourtant, une compagnie chinoise a subi en 2013 un redressement identique.



Plateforme pétrolière d'Elf au large de la côte gabonaise, près de Port Gentil (photo du 29 mai 1990). Photo: AFP
Plateforme pétrolière d'Elf au large de la côte gabonaise, près de Port Gentil (photo du 29 mai 1990). Photo: AFP

Au Gabon, c’est le chinois Addax qui a ouvert le bal de ces redressements. Au terme d’un long contentieux, les deux parties ont signé un accord amiable au terme duquel Addax aurait versé 400 milliards de francs CFA à l’Etat gabonais.

Libreville a donc pris goût à la procédure. Il s’est ensuite attaqué à Total Gabon, opérateur historique du pays. Mais Total ne s’est pas laissé faire. La compagnie a tout de suite pondu un communiqué dans lequel il considère ce redressement fiscal de 805 millions d’euros (environ 400 milliards de francs CFA) comme étant « dénué de tout fondement » et conteste ainsi fermement l'ensemble des chefs de redressement et les montants associés.

« Vieux couple »

Comme un « vieux couple » qui se déchire, le Gabon riposte dans un communiqué du directeur général des impôts : l’administration « regrette » la mauvaise volonté de Total Gabon. Plus loin, elle dit déplorer cette attitude, qui confine à un diktat totalement incompréhensif.

Libreville rappelle que Total reste un contribuable comme les autres. A ce stade de la procédure, les tribunaux gabonais sont les seuls compétents. Le bras de fer ne fait que commencer.

Source : Rfi.fr
 



Samedi 22 Février 2014 - 09:36



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