Guinée: deuxième jour du procès de l'opposant Ousmane Gaoual Diallo

A Conakry, la deuxième journée du procès de l'opposant guinéen Ousmane Gaoual Diallo, poursuivi pour offense au chef de l'Etat, menaces de mort et diffamation contre trois responsables du parti au pouvoir, s’est poursuivi ce jeudi 11 août. La journée a été consacrée aux auditions de témoins, et le procureur a requis la peine maximale, à savoir cinq ans de prison ferme.



Le procès, qui a pris une connotation politique depuis son ouverture mercredi, se poursuit au tribunal de première instance de Dixinn dans la proche banlieue de Conakry.

La Cour est dirigée d’une main de maître par Mangadouba Sow, qui ne se laisse pas impressionner par les agissements des différentes parties impliquées dans ce procès. Il a souvent rappelé à l’ordre le procureur et les avocats des parties civiles ainsi que ceux de la défense.

Les chefs d’inculpation

Le prévenu, Ousmane Gaoual Diallo, député et responsable dans les instances dirigeantes de l’UFDG (principale formation de l’opposition), est poursuivi pour offense au chef de l’Etat guinéen Alpha Condé et pour diffamation contre trois autres responsables du parti présidentiel le RPG dont le ministre-conseiller Sanoussi Bantama Sow.

Dans son réquisitoire, le procureur Sidi Souleymane Ndiaye a demandé au tribunal de retenir le prévenu [pour une durée de] cinq ans, peine maximale, et de lui infliger une amende de deux millions de francs guinéens, soit environ 200 euros.

« On ne doit pas se permettre n’importe quoi »

« Je trouve ces réquisitions du parquet bonnes pour la simple et évidente raison qu’elles ne sont pas de nature à encourager l’impunité, quelle que soit la position qu’on occupe, on ne doit pas se permettre n’importe quoi », déclare maître Mohamed Sampil, avocat des parties civiles.

Du côté de la défense, pas d’inquiétude. « Le dossier est renvoyé pour nos plaidoiries. Nous ferons la démonstration juridique que dans cette affaire, il n’y a ni crime, ni délit, ni contravention, et nous demanderons la relaxe pure et simple de notre client », explique maître Salifou Béavogui, avocat de la défense.

Rfi.fr

Vendredi 12 Août 2016 - 09:55



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter