Guinée: la justice veut sévir contre les auteurs des troubles à Mali

En Guinée, la justice n'entend pas perdre de temps pour sanctionner les militaires auteurs de troubles le week-end du 18 et 19 juin dans la préfecture de Mali, chef-lieu de la région de Labé, dans le nord du pays. Des soldats aux ordres du colonel Issa Camara, commandant du bataillon d'infanterie de la ville, ont commis des violences dans cette localité entraînant de nombreux blessés et d'importants dégâts matériels.



Parce que des soldats d’un des officiers supérieurs de l’armée nationale ont défié l’autorité de l’Etat, commis des exactions sur des paisibles citoyens et troublé l’ordre public, ces soldats répondront de leurs actes dans les meilleurs délais, dit le procureur général, Moundjour Chérif.
 
« Suite aux évènements graves survenus dans la commune urbaine de Mali du vendredi 17 au samedi 18 juin 2016, affectant sérieusement l’ordre public dans cette ville, il a été décidé d’engager sans délai des poursuites judiciaires contre les éléments relevant du Bataillon d’infanterie de Mali, auxquels sont reprochées des infractions de coups et blessures volontaires, pillages, vols, incendies volontaires et autres. »
 
Milliards engloutis
 
Et pourtant, des milliards de francs guinéens ont été, ces derniers temps, engloutis dans des politiques de réformes de l’armée guinéenne, politiques quelque peu ternies par un échantillon de cette armée dont des éléments se sont tristement illustrés par des comportements répréhensibles dans la ville de Mali.
 
C’est pourquoi une mission judiciaire est arrivée sur les lieux pour relever tous les indices et entamer la procédure. « Le procureur de la République près du tribunal de première instance de Labé, dépêché sur les lieux, est arrivé accompagné d’une équipe d’huissiers de justice, détaille Moundjour Chérif. Les enquêtes, immédiatement entreprises, en vue de saisir les juridictions compétentes, se poursuivent sous la direction de ce magistrat. » 


Source: Rfi.fr


Mercredi 22 Juin 2016 - 16:06



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter