Guinée: pas d'accord sur la suite du processus électoral

En Guinée, la majorité et l'opposition ne sont pas parvenues à un accord sur la suite du processus électoral. Un texte devait être signé ce vendredi concernant le calendrier des élections communales et communautaires, l'élection présidentielle de l'an prochain, ainsi que l'opérateur technique chargé du fichier électoral. Mais, faute de consensus, l'opposition a refusé de le ratifier.



Des urnes dans un bureau de vote de Conakry (Guinée), lors de l'élection présidentielle de juin 2010.
Des urnes dans un bureau de vote de Conakry (Guinée), lors de l'élection présidentielle de juin 2010.

Tous les sujets qui fâchent ont été involontairement ou sciemment omis dans le relevé des conclusions qui ont été soumises aux acteurs politiques : voilà pourquoi l’opposition ne les a pas approuvées.

L’un de ses négociateurs, Faya Millimono, expose les raisons de ce refus : « Nous avons dit que Waymark [l'opérateur technique sud-africain chargé procéder à la révision du fichier électoral, ndlr] ne doit plus revenir dans le jeu. Ça, c’était scellé depuis l’année dernière. Rien de cela n’apparaît dans le document final » observe le négociateur. « Nous avons dit aussi que les élections communales devaient être organisées, et un calendrier devait être fait en tenant compte de la correction des anomalies. Rien de tout cela n’apparaît dans le document final. Alors au niveau de l’opposition, nous allons faire une contre-proposition ».

Pour Aboubacar Sylla, le président de l’Union des forces du changement (UFC), les négociations sont terminées et il faut avancer : « Il n’y a plus de négociations à faire maintenant. Le débat est clos. Le dialogue est terminé. La question maintenant est de formuler les conclusions de ce dialogue, c’est-à-dire de refléter dans un relevé de conclusions les recommandations et les décisions qui sont issues de ce dialogue ».

Pour le ministre de la Justice, l’un des garants de ce dialogue, la porte n'est cependant pas totalement fermée : « Je suis venu ce matin pour parapher et signer enfin cet accord politique, a affirmé Maître Cheikh Sacko. Cela n’a pas été possible puisque les conclusions n’ont pas été acceptées par l’autre camp, c’est-à-dire l’opposition. [Mais] cela a été renvoyé dans les jours à venir, pour qu’on puisse arriver à signer cet accord ».

Source : Rfi.fr
 



Samedi 12 Juillet 2014 - 10:43



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter