Haïti : le plus grave séisme depuis plus de 200 ans

Le tremblement de terre, exceptionnellement puissant, a dévasté mardi 12 janvier la capitale haïtienne, Port-au-Prince. Des centaines, voire des milliers de victimes sont ensevelies sous les décombres. L'aide internationale commence à s'organiser.



Un incendie a éclaté dans ce batîment détruit par le séisme à Port-au-Prince, le 12 janvier 2010. Reuters TV
Un incendie a éclaté dans ce batîment détruit par le séisme à Port-au-Prince, le 12 janvier 2010. Reuters TV
7,3 degrés sur l'échelle de Richter. C’est donc une secousse très violente qui s'est produite vers 17 heures, heures locales, dans un des pays les plus pauvres du monde.

Une minute, une seule, terrifiante a suffi à tout dévaster. Les habitants se sont précipités dans les rues de la ville tandis qu'un nuage de fumée et de poussière s'élevait dans le ciel.

A Port-au-Prince, la capitale, c'est le chaos selon les témoignages, très difficiles à obtenir, puisque les lignes de téléphones sont interrompues. Dans cette ville de près de 2 millions d'habitants, il est impossible d'avoir une idée précise du nombre de victimes. Des centaines, voire des milliers de personnes seraient ensevelies sous les décombres de Port-au-Prince.

Des bâtiments, des hôtels, des magasins se sont effondrés comme des châteaux de cartes, et le centre-ville de la capitale serait détruit.
L'électricité est coupée, et dans la nuit noire il y aurait eu des scènes de pillage. Comme les hôpitaux, les écoles, le palais présidentiel s'est écroulé, mais le président René Préval serait vivant, selon l'ambassadeur d'Haïti à Mexico.

L'aide internationale tente de s'organiser

Toutes les informations sont encore au conditionnel dans ce domaine. L'aéroport de la capitale serait en état de fonctionner. Les Etats-Unis ont immédiatement annoncé qu'ils allaient fournir une aide civile et militaire. Le département d'Etat américain cherche pour l'instant à évaluer la situation. D'ores et déjà des sauveteurs et 48 tonnes d'équipement de sauvetage vont être acheminés sur place.

L'ONU est sur la brèche et se prépare à une mobilisation majeure. Le quartier général de la Minustah, la force de maintien de la paix des Nations unies a été en partie détruit. 9 000 soldats de la paix sont sur place.

La banque de développement interaméricaine a débloqué une aide d'urgence de 200 000 dollars. Les pays d'Amérique latine ont rapidement proposé leur soutien.
Le secrétaire d'Etat français à la Coopération, Alain Joyandet a annoncé que deux avions transportant des sauveteurs et de l'aide humanitaire, l'un partant de Fort-de-France, l'autre de Marseille, décolleraient ce mercredi13 janvier pour Haïti.

RFI

Mercredi 13 Janvier 2010 - 10:30



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