Haïti : soulèvement meurtrier à la prison de Port-au-Prince


Trois détenus sont morts dimanche 17 octobre 2010 lors d'une émeute à la prison nationale de Port-au-Prince. Durant le soulèvement, sept membres de la Mission des Nations unies ont été brièvement pris en otage par les prisonniers. Cette prison, la plus grande du pays, est toujours en chantier : une partie de l'établissement s'était effondrée lors du séisme, le 12 janvier dernier.



Haïti : soulèvement meurtrier à la prison de Port-au-Prince
Durant une heure, les policiers haïtiens soutenus par des casques bleus de la Minustah (Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti) ont échangé des tirs d’armes à feu et de grenades lacrymogènes avec les détenus de la prison nationale, située au cœur de Port-au-Prince.

Ce soulèvement violent aurait débuté après une tentative d’évasion de la part de deux détenus. Sept casques bleus et membres de l’unité carcérale de la Minustah ont été brièvement pris en otage par les détenus. Dans la confusion des échanges de tirs, ces personnes ont réussi à sortir et ne souffrent que de blessures mineures. En revanche, trois détenus sont morts durant cette émeute.

Avant le séisme, la plus grande prison du pays comptait plus de quatre mille détenus, mais en raison des destructions enregistrées le 12 janvier dernier, le centre de détention n’abrite plus aujourd’hui que mille cinq cents personnes.

Regroupées dans des espaces réduits, leurs conditions d’incarcération ont sévèrement empiré au point que Michel Forst, l’expert sur la situation des droits de l’homme en Haïti, les qualifie de « cruelles et inhumaines » au sens de la convention contre la torture.

Rfi

Lundi 18 Octobre 2010 - 11:01



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