Hélène Tine : « BBY est un géant aux pieds d’argile »



Hélène Tine : « BBY est un géant aux pieds d’argile »

L’ancienne responsable de l’Alliance des Forces du Progrès (AFP) vers le départ de la coalition Benno Bokk Yaakaar (BBY). Après sa sortie en date de samedi, lors du lancement du Mouvement de Soutien à Hélène Tine (MSET) dans la commune d’arrondissement de Thiès-Est qui souligne qu’« il y’a des situations qui sont arrivées et qui font aujourd’hui, je suis entrain de questionner ma position dans ce groupe parlementaire. Il est arrivé ces derniers temps des pratiques que l’on croyait révolues comme l’exclusion de députés. Pendant 12 ans, nous nous sommes battus contre ses pratiques d’une autre époque. Si l’on revient pour faire la même chose, nous nous sommes dit qu’il est temps  d’engager une réflexion pour voir si nous allons poursuivre notre compagnonnage avec le groupe », la députée non inscrite Hélène Tine qualifie la coalition Benno Bokk Yaakaar (BBY) de « géant aux pieds d’argile ».

« Je pense que les problèmes de la coalition résultent du fait qu’elle ressemble à un géant aux pieds d’argile. C’est-à-dire qu’elle se limite, se gère au niveau du sommet. Dés lors que la coalition ce qui fait sa force, c’est la base qui devait faire sa force. C’est pourquoi, je dis que c’est une coalition de leaders. J’ai donné l’exemple à Thiès car pour ma part, je n’ai jamais participé depuis les élections à une réunion de BBY. Donc, ça montre qu’au niveau de la base, il y a réellement un besoin de faire en sorte que la coalition soit une réalité et que cela ne se limite pas d’abord aux pourcentages parce que les spécialistes l’ont dit, une coalition qui n’est basée que sur le suffrage du premier tour en plus de cela, aux leaders, pose un problème de concertation, donc un problème d’information des bases qui en fait portent BBY. C’est ce qui m’a amené à dire que j’envisageais en tant que députée d’abord la coalition elle est politique avant d’être au niveau de l’Assemblée d’être un groupe parlementaire et même à ce niveau-là, les sous-groupes qui composent une coalition comme par exemple entre représentants d’une même ville, il y a des problèmes de coordination et d’information et cela est réel dans le sous-groupe auquel j’appartiens… », déplore-t-elle tout en assénant sur les ondes de la Rfm.

 « L’objectif était d’aller vers une nouvelle alternance mais nous portions un programme pour améliorer les conditions de vie des populations pour aller vers les ruptures annoncées mais au-delà de l’objectif escompté, aujourd’hui, c’est d’aller résolument vers la prise en compte des préoccupations des populations. Et de mettre de côté les calculs politiciens et si nous mettons cela de l’avant, BBY pourra exister ».


Mardi 19 Novembre 2013 - 14:06



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