Hillary Clinton: «Je serais présidente» sans les piratages russes, WikiLeaks et le FBI

​Le directeur du FBI avait annoncé la découverte de nouveaux messages justifiant une relance des investigations sur les e-mails de la candidate peu de temps avant l’élection



Hillary Clinton: «Je serais présidente» sans les piratages russes, WikiLeaks et le FBI
Hillary Clinton a affirmé mardi qu’elle aurait été élue présidente des Etats-Unis sans les interventions, dans les dernières semaines de la campagne, de Wikileaks, de la Russie et du directeur du FBI James Comey, qu’elle a durement pointé du doigt.
 
«  J’étais sur le chemin de la victoire jusqu’à ce que la lettre de Jim Comey le 28 octobre et le Wikileaks russe créent le doute dans la tête des gens qui penchaient en ma faveur, et qui ont fini par prendre peur  », a déclaré l’ancienne candidate à la Maison Blanche à New York, interrogée par une journaliste lors d’un événement de l’ONG Women for Women International.
 
«  Si l’élection avait eu lieu le 27 octobre, je serais votre présidente  », a-t-elle dit.
 
«  Quelle coïncidence  »
 
Le 7 octobre, un mois avant le scrutin, les messages du président de son équipe de campagne John Podesta étaient publiés par Wikileaks, moins d’une heure après la divulgation par la presse d’une vidéo de 2005 montrant Donald Trump parlant de façon très crue des femmes.
 
«  Quelle coïncidence  », a ironisé Hillary Clinton, insinuant que cela avait été orchestré par Moscou et Wikileaks pour atténuer l’impact de la vidéo salace sur la campagne du républicain.
 
Puis, le 28 octobre, le directeur du FBI, James Comey, a annoncé au Congrès que ses enquêteurs avaient trouvé de nouveaux messages justifiant une relance des investigations closes au mois de juillet précédent sur les emails de l’ancienne secrétaire d’Etat, remettant à la Une cette affaire et créant une tempête politique. Ce n’est que deux jours avant le scrutin du 8 novembre que M. Comey la refermera, sans rien avoir trouvé d’incriminant.


Mercredi 3 Mai 2017 - 12:11



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