Homélie Assomption de Marie : Le signe grandiose de la vie !

Assomption, fête de la vie. Si nos frères orthodoxes parlent de la ‘dormition de la vierge’, nous les catholiques, nous préférons parler de l’aspect dynamique de la montée au ciel de la Vierge Marie, comme couronnement de sa mission et comme conclusion logique d’une vie entièrement donnée à son Fils. Même si le dogme est récent (1950), la foi de l’Eglise sur l’épilogue de la vie de Marie remonte aux origines du christianisme. Comment celle qui a donné la vie au monde, dans sa maternité divine aurait pu connaitre la dégradation du sépulcre?



Homélie Assomption de Marie : Le signe grandiose de la vie !
Les lectures, par contre, insistent sur la vie. Le signe grandiose de l’Apocalypse est une femme qui enfante. L’Evangile de la visitation nous montre Marie et Elisabeth enceintes, chacune d’une façon particulière, porteuse de la vie, d’une vie nouvelle. Elisabeth est la mère de Jean le Baptiste, ‘le plus grand des enfants d’homme’ ; Marie porte l’auteur même de la vie, de la descendance de David. Saint Paul, ne rate pas l’occasion de comparer l’Ancien Testatent, qui nous avait amenée à la mort, en Adam, avec le Nouveau qui nous donne la vie en Jésus. 
 
L’Assomption de Marie, un chant extraordinaire à la vie, un hymne à la vie physique, accueillie dans le sein de ces femmes saintes, une louange au Dieu de la vie, qui ne cesse de recréer ceux qu’il aime. Le privilège de l’Assomption, concerne Marie, bien sûr, mais nous concerne aussi, car nous serons comme Elle, notre vie sera transformée pour atteindre l’état définitif, celui de la gloire. Marie nous devance dans la réalisation de cette destinée universelle à la vie, à la joie, au bonheur de vivre avec Dieu et comme Dieu. 
 
Assomption fête de la vie, Assomption fête de la joie de vivre. Dans un monde où la vie est prise en otage, depuis sa conception et même dans sa conclusion naturelle ; dans un monde assoiffé de vie, mais qui s’abreuve à la mort. Cette fête nous montre la réalité de la vie conçue par Dieu. Marie, préservée de tout péché nous rappelle que l’homme, créé par Dieu, ne peut pas vivre esclave du mal, du désordre causé par le pêché. Marie, choisie par Dieu, nous rappelle que tout homme est choisi dans sa vie pour répondre à l’amour de Dieu. Marie, élevée dans la gloire du ciel avec son corps, nous rappelle que nous sommes tous candidats au Royaume de gloire, dans lequel Christ nous appelle. La vie de Marie, depuis son origine et jusqu'à son accomplissement est le paradigme de notre vie, de la vie de toute créature appelée à vivre en plénitude et pour toujours selon le dessin du Créateur. 
 
Si souvent la mort l’importe dans notre condition humaine, c’est que nous nous éloignons du dessein du Créateur, nous préférons suivre les voies à nous, au lieu de marcher sur la voie de la vie ; nous choisissons souvent la voie de la mort. Le monde marche trop souvent dans cette voie de mort, pas la peine de refaire la chronique quotidienne de souffrances, guerres, vexations, exodes, douleurs. Le visage sombre de notre humanité est sur les pages de tous les journaux, du net, mais aussi cachée dans les misères moins connues, les drames qui se vivent chez nous. Surtout, lorsque la vie est banalisée la porte est ouverte à toute dérive, à toute dégradation. 
 
Assomption fête de la vie. Le signe grandiose de la vie est devant le dragon, qui attend d’en finir avec cet enfant. L’ennemi des origines, le coté ténébreux du monde veut éteindre la lumière qui vient, la vie qui s’annonce, il se pare devant la femme, sûr de sa victoire, car le mal pense avoir toujours le dernier mot. Mais la femme, ne se laisse pas faire, ce n’est plus Eve qui se laisse tromper par le serpent, Marie, Eve nouvelle ne craint plus le dragon rouge, car la vie qu’elle porte en son sein c’est la vie de Dieu, c’est la victoire de Dieu.
 
En ce jour de fête, laissons nos cœurs déborder de louange, laissons nos chants tisser les éloges de Marie. En Elle c’est l’humanité qui à gagné le pari plus important de l’histoire : la victoire de la vie sur la mort. La vie de l’enfant qu’elle a donné au monde et sa propre vie qui est transformée dans la gloire du Paradis. 
 
Réjouis-toi, en qui resplendit la joie du Salut. 
Réjouis-toi, en qui s'éteint la sombre malédiction. 
Réjouis-toi, en qui Adam est relevé de sa chute. 
Réjouis-toi, en qui Ève est libérée de ses larmes. 
Réjouis-toi, tu portes en ton sein Celui qui porte tout. 
Réjouis-toi, Étoile qui annonce le Lever du Soleil. 
Réjouis-toi, tu qui accueilles en ta chair ton enfant et ton Dieu. 
Réjouis-toi, tu es la première de la Création Nouvelle. 
Réjouis-toi, en toi nous adorons l’Artisan de l’univers. 
 
Avec ces paroles d’un hymne très anciens en l’honneur de la Mère de Dieu (Hymne Acathiste), entrons dans cette louange vers Celle à qui nous devons la vie, le salut, la joie, le Paradis. Marie se montre aujourd’hui comme la véritable « cause de notre joie ». En Elle Dieu a parfaitement accompli ce qu’il désire de chaque homme, de chaque personne, ce pourquoi il nous a créés. 
 
Réjouis-toi, Aurore du Soleil levant. 
Réjouis-toi, Flambeau qui porte la Lumière véritable. 
Réjouis-toi, Éclat de Celui qui illumine notre cœur. 
Réjouis-toi, devant toi l'Ennemi est frappé de terreur. 
Réjouis-toi, Porte de la Lumière étincelante. 
Réjouis-toi, Source d'une Eau jaillissant en Vie éternelle. 
Réjouis-toi, Image vivante de la piscine du baptême. 
Réjouis-toi, en qui nous sommes lavés de la souillure du péché.
Réjouis-toi, Bassin où nous est donné un esprit renouvelé. 
Réjouis-toi, Coupe où nous puisons la Joie. 
Réjouis-toi, en qui nous respirons le parfum du Christ. 
 
Bonne fête à tous !

oficom

Vendredi 15 Août 2014 - 13:18



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