Hydrocarbures-Structure des prix: Les prix du gaz butane et de l’essence flambent encore



Hydrocarbures-Structure des prix: Les prix du gaz butane et de l’essence flambent encore
Mauvaise nouvelle pour les «Goorgorlous» sénégalais. Les prix du gaz butane et de l’essence connaissent une hausse depuis ce samedi 20 février à 18 heures. En effet, dans un communiqué reçu à la rédaction de pressafrik.com, on nous explique que: «pour les essences, la baisse des cours internationaux n’a pas été suffisante pour neutraliser la hausse constatée sur le fret et le dollar, et c’est ce qui explique une augmentation de 4 FCFA sur le litre de supercarburant. Le prix passe ainsi de 689 à 693 FCFA/L».

Pour ce qui est du gaz butane, le document d’indiquer: «les cours internationaux n’ont pas cessé d’augmenter depuis la suspension, en juin 2009, des droits de douane et de la TVA sur ce produit. Cette mesure, qui se traduit par une perte de recettes de l’Etat de plus d’un milliard de FCFA / mois, ne donne aucune marge de manœuvre pour contenir la hausse par le biais de la fiscalité».
Ainsi, la bouteille de 6 kg passe de 3160 FCFA à 3290 FCFA soit une hausse de 130 FCFA. Alors que 60 FCFA ont été ajouté sur la bouteille de 2,7 kg qui coûtait 1415 FCFA.

Selon la source, n’eut été la mesure de suspension des droits et taxes ci-dessus indiquée, les prix seraient les suivants pour ces emballages : la bouteille de 6 kg coûterait 3.995 FCFA et celle de 2,7 kg 1.790 FCFA
Ainsi sur chaque bouteille de 6 et 2,7 kg achetée par le consommateur sénégalais, l’Etat aura supporté respectivement 705 et 315 FCFA.

Pour une consommation moyenne mensuelle de 1.500.000 bouteilles de 6 kg et 400.000 bouteilles de 2,7 kg, un calcul rapide donne une estimation des pertes de recettes de l’Etat à pas moins de 1,183 milliards de FCFA sur un mois.

Cependant, pour le gasoil et les autres produits pétroliers, l’arrêt de la raffinerie SAR depuis la fin décembre 2009, a conduit à approvisionner le pays grâce aux importations de produits finis.
Aussi, le maintien des prix à leurs niveaux du 23 janvier 2010 a-t-il été nécessaire pour sécuriser l’approvisionnement du pays en ces produits.
Le document a fait savoir que: «cette sécurisation est d’autant plus renforcée que la raffinerie a repris ses activités depuis le 19 février dernier».

Papa Mamadou Diéry Diallo

Lundi 22 Février 2010 - 12:07



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