IBK face à son destin : Des ministres Rpm décriés

Les protagonistes pour le contrôle du parti semblent être chacun en train de danser sur une corde raide. Ils sont très décriés à cause de leur gestion jugée approximative. Du coup, leur démission est quotidiennement demandée. Que va faire IBK ?



La gouvernance IBK se trouve très controversée depuis ses premières heures. Celle-ci est liée en grande partie aux hommes chargés de gérer les affaires publiques. Ils ne répondent pas aux aspirations du peuple.

Après deux ans de gestion, le président IBK doit être en mesure de se choisir des hommes crédibles et capables de répondre à ses propres aspirations et à celles du peuple malien. Si réellement, il a l’ambition de remettre le pays sur la voie de son développement. Ce, après les événements multidimensionnels de 2012 qui ont voulu rayer le Mali de la carte mondiale.

En l’espace de deux ans, le président IBK s’est tapé trois Premiers ministres. Le 1er choisi, jeune et technocrate bon teint s’est confronté à la bérézina des ministres proches du chef. Le chef ne parvenant pas à se débarrasser d’eux, le jeune Oumar Tatam Ly a jeté l’éponge. Il sera immédiatement remplacé par un de ses ministres et bourreau du mandé Massa en commune IV. Il s’agit du jeune Moussa Mara. Sans expérience gouvernementale mais certainement voulant bien faire, il tombe vite dans la désuétude. Il va soutenir toutes sortes de contrevérités et finalement le pouvoir lui monte par la tête. Pourtant, il ignorait la fronde des partisans d’IBK qui pensaient que sa nomination est un affront pour le parti et ses leaders. Il est totalement esseulé, malgré certaines bonnes intentions pouvant permettre à l’Etat de se remettre. Finalement, pour sauver sa tête, le président se débarrasse de Mara. Alors, sera nommé le sauveur, Modibo Kéïta.

A la primature depuis plus de 5 mois, le septuagénaire est aujourd’hui confronté à des dénonciations récurrentes. Technocrate et très respecté de tous, Modibo a l’intention de renouveler l’attelage gouvernemental. Afin de pouvoir atteindre les objectifs à lui assignés. Mais, il semble confronté au parti au pouvoir. Les défaillants étant les plus proches du chef de l’Etat. Que faire donc ?

Il reste alors à IBK et à son PM de se décider pour le Mali tout en préparant l’opinion de la sortie de certains cadres du parti majoritaire du gouvernement. Désormais face à son destin et à son bon sens, le président doit agir de mains de maître. Sinon, les ministres Bocary Tréta, Abdoulaye Idrissa Maïga, Boubou Cissé, Mahamane Baby, Mamadou Frankaly Kéïta et le plus contesté Sada Samaké doivent quitter le gouvernement. A la limite, être avertis pour une dernière fois, car le Mali a aujourd’hui besoin d’hommes capables de relever des défis et non d’hommes uniquement politiques qui ne valent rien.

Alors, Monsieur le président et son grand frère PM doivent se pencher rapidement sur la question afin d’insuffler du sang neuf au gouvernement. Pour le bonheur des Maliens et l’honneur du Mali. Pourvu que ce slogan ne soit un slogan creux.


Malijet

Vendredi 19 Juin 2015 - 09:11



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