IGE: le président Sall reçoit la rapport de François Collin et montre la voie à suivre



Sa nomination en bonne place à l’Inspection Générale d’Etat (IGE) dans le conseil des ministres du 25 juillet 2013, en remplacement de Nafi Ngom Ndour promue Président de l’Office National de Lutte contre la Fraude et la Corruption (OFNAC), François Collin rend compte au Président Sall un an plus tard. En effet, le vérificateur général a remis son rapport ce vendredi au Chef de l’Etat. Intitulé : « L’état de la gouvernance et la reddition des comptes », beaucoup d’irrégularités y sont notés.


Présidant la cérémonie pour la seconde fois cette année, Macky Sall de saluer ce «moment privilégié de la vie publique dans notre pays ». Avant de préciser qu’il y accorde, « une importance toute particulière, eu égard à l’intérêt majeur aux questions de gouvernance, de transparence et de reddition des comptes ».
La cérémonie de présentation de ce rapport public de 2014 « m’offre l’opportunité d’exprimer ma satisfaction au Vérificateur général et à tous les Inspecteurs généraux d’Etat, eu égard à leur engagement loyal au service de la gouvernance publique. J’observe qu’en toute discrétion et à la faveur du rôle de « sentinelle » traditionnellement dévolu à l’I.G.E., ils accomplissent un travail remarquable, pour l’amélioration de cette gouvernance. C’est la raison pour laquelle, ayant décidé de faire évaluer l’état des lieux de la gouvernance publique, conformément aux prescriptions de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (U.E.M.O.A.), j’ai tenu à confier à l’I.G.E. la supervision de l’ensemble des missions d’audit, de vérification et d’enquête s’y rapportant.  Au demeurant, j’ai trouvé en cet organe, un instrument des plus appropriés, pour consolider la gestion publique vertueuse, dont j’ai désormais fait non seulement un credo, mais aussi et surtout, un objectif partagé à atteindre », dira par ailleurs le successeur de Wade.
 

Selon qui, « la présente cérémonie intervient dans un contexte de mise en œuvre du Plan Sénégal Emergent (P.S.E.) et de l’Acte III de la Décentralisation. C’est dire que notre pays se trouve ainsi engagé dans une dynamique de valorisation optimale de ses ressources, pour une croissance forte et inclusive, seule à même de faire face aux enjeux du développement et de répondre aux aspirations légitimes des populations. Un tel challenge, pour la réalisation duquel nous accompagnent nos pays amis et nos partenaires au développement, commande qu’au-delà de nos clivages politiques, le consensus national soit maintenu autour de l’essentiel. Adossé à une inaliénable et grande ambition pour  notre pays et nos concitoyens, ce défi collectif ne peut, en aucun cas, se dispenser d’une gouvernance de qualité ».
 

Une bonne gouvernance qui "nous oblige à être exigeants avec nous-mêmes, en ne cédant, ni à l’autosatisfaction, ni au laxisme », sert Macky qui «relève qu’en dépit des réformes déjà adoptées, nombre de manquements substantiels subsistent dans la gouvernance administrative, comme dans la gouvernance financière de l’Etat et de ses  démembrements ». Ce, poursuit-il, Nonobstant les indélicatesses humaines qui ont conduit à des violations délibérées des lois et règlements, les dysfonctionnements constatés découlent principalement, de carences manifestes dans les contrôles internes ou de tutelle. Egalement, ils naissent parfois, d’une gestion peu axée sur les résultats, des cloisonnements administratifs et de l’obsolescence de certains textes ».

 
Fort de ce fait, le Chef de l’Etat d’inviter les administrations de tutelle des agences d’exécution, à prendre toutes dispositions utiles, en vue de la signature diligente de contrats de performance, entre l’Etat et ces entités. Elles devront, dans le même temps, veiller au respect effectif des engagements souscrits, à l’instar de la Commission d’évaluation des agences d’exécution, rattachée à la Primature ». Avant de demander au Premier Ministre à associer davantage l’I.G.E., tout comme certains autres organes de contrôle, à l’élaboration des projets de textes législatifs et réglementaires ».

 
Mieux, il conviendra dit-il «également, de veiller à ce que l’IGE soit désormais conviée à tous les conseils interministériels, comme il se doit et comme il était d’usage et de bonne tradition ».  Mais pour l’heure, il s’agit d’être ouvert aux recommandations du rapport.  «Je compte examiner celui-ci avec la plus grande attention et faire prendre les dispositions que j’estimerai appropriées, pour y donner suite », précise Macky Sall. Un rapport du vérificateur général qui fait part de «beaucoup d’irrégularités ». Selon les propres termes du vérificateur général, François Collin: Que ce soit les nominations de secrétaires généraux au niveau des ministères, l’administration qui viole ses propres règles. 


Vendredi 25 Juillet 2014 - 16:29



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