Idrissa Seck, Khalifa Sall, Abdoulaye Baldé et Aïssata Tall Sall: Une coalition des vainqueurs peut-elle contrecarrer Macky Sall ?



Les résultats des élections locales du 29 juin dernier marquent sans doute le début d’une recomposition politique au Sénégal, surtout au niveau de l’opposition. Des figures sortent du lot et s’imposent en véritables opposants au régime. Parmi celles-ci, Idrissa Seck vainqueur des élections locales à Thiès, Khalifa Ababacar Sall qui conserve jalousement la ville de Dakar, Abdoulaye Baldé qui a remporté le scrutin à Ziguinchor et Aïssata Tall Sall, la « Lionne » de Podor. Les personnalités ont chacune une raison pour combattre Macky Sall et son régime. Cela explique-t-il le rapprochement annoncé entre ces acteurs politiques ?

 
En tout cas, Abdoulaye Baldé, le maire de Ziguinchor a été aux côtés d’Idrissa Seck lors de son investiture à la tête du Conseil départemental de Thiès. L’ancien maire de la cité du rail n’a pas caché son admiration à l’endroit de l’ancien ministre de l’Industrie et des Mines. Mieux, il a indiqué que les poursuites intentées contre lui par la Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite (CREI) dans le cadre de la traque des biens mal acquis « ne reposent sur rien ». La rencontre entre le maire de Ziguinchor et le leader de Rewmi a été précédée par le déplacement de M. Seck à Podor lors de la campagne électorale pour soutenir la socialiste Aïssata Tall Sall qui faisait face à une grande coalition proche du pouvoir dirigée par Mamadou Racine Sy.

 
 Idrissa Seck, Aïssata Tall et Abdoulaye Baldé ne cachent pas également leur considération à l’endroit de Khalifa Sall qui a battu haut la main la coalition au pouvoir à Dakar. Mais sur quoi peut-se fonder une alliance entre ces quatre ténors ? Bouter hors du pouvoir Macky Sall peut les rassembler. Mais il faudra qu’ils apportent une réponse à une interrogation. Qui sera le leader ? Des ambitions présidentielles sont prêtées à ces personnalités. Du coup, elles doivent s’imposer en leader dans la lutte contre le nouveau régime. Si une personne est désignée leader parmi ces ténors, elle aura certainement la chance de mieux faire face à Macky Sall en 2017.


Mais une telle option semble impossible pour plusieurs raisons. Au plan idéologique, Aïssata Tall Sall et Khalifa Sall se réclament de la social-démocratie au moment où Idrissa Seck et Abdoulaye Baldé revendiquent leur appartenance à la famille libérale. Un regroupement entre ces ténors serait une alliance contre-nature. Mieux, encore les socialistes n’accepteront jamais de se ranger derrière le maire de Thiès. Une élection présidentielle sans un candidat du PS (Parti Socialiste) semble impossible.


Issa Ndiaye

Jeudi 24 Juillet 2014 - 12:39




1.Posté par POULO le 24/07/2014 21:28
Mon sentiment est qu'une pluralité de candidatures assurera à coup sûr un second tour qui sera fatal à Macky. Ce serait un miracle qu'il élargisse sa base de 25% de 2012, une base déjà effritée. Où est ce qu'il va chercher le reste sachant que le PS aura un candidat et que l'AFP est très affaibli? Et que lui même est impopulaire?
Quelque soit les conjectures, une saine lecture permet de voir que les jeux sont faits pour lui malheureusement.
Comme un second tour est assuré, on procède par élimination.
il est perdant à tous les coups.

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