Idrissa Seck sur l’affaire Karim Wade: « Quand l’irresponsabilité mène à l’amnésie », charge Moustapha Diakhaté



Aux côtés d’Abdoulaye Baldé lorsque ce dernier présentait ses justificatifs ce 11 août dernier à la fin de la mise en demeure qui lui a été servie par la Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite (CREI), Idrissa Seck n’avait pas manqué se prononcer sur l’affaire Karim Wade. Ce, pour dire que «si Karim a fait quelque chose et ce qu’il a fait a causé un préjudice au Sénégal, cela doit être réparé ». Mais, « s’il n’a rien fait, il devrait être libéré ». Car, « c’est un citoyen Sénégalais qui doit être traité en tant que tel ». Et que la « première injustice, c’est de l’avoir emprisonné pendant un an, pour aller chercher des preuves. Imaginez demain que l’on dise qu’il n’y a pas de preuves, cette année là, comme les 7 mois pendant lesquels on m’a enfermé, et que son père, lui et Macky Sall m’ont imposé la détention, qui va nous les payer ? Il faut cesser de traiter les humains comme du bétail. Il faut arrêter ça ». La réponse du camp du pouvoir ne tarde pas. Et c’est par la voix du président du groupe parlementaire de la majorité. Benno Bokk Yaakaar (BBY).
 

En effet, Moustapha Diakhaté tire sur Idrissa Seck. « Depuis quelques jours », ce dernier « courtise le PDS en « plaidant » la cause de Karim WADE. C’est son droit.  Malheureusement, M. SECK manque au principe de responsabilité quand il cherche à discréditer la CREI; cette juridiction créée pour combattre la corruption, l’enrichissement illicite et la gouvernance prédatrice. M. SECK commet une faute indigne et se dédit de manière éhontée en présentant Karim WADE comme la victime d’un complot politique ou d’un acharnement judiciaire ».
 

Le responsable de l’Alliance Pour la République (APR), se dit «abasourdi devant les déclarations de M. SECK quand on se rappelle les commentaires de l’ancien maire de Thiès à la suite du sermon de l’imam Ndiour, à l’occasion de la prière de la Tabaski 2011, lorsqu’il s’indignait de « l’absence de rapports de l’IGE et d’enquêtes de police, en dépit des livres, articles de presse et clameurs publiques sur Karim WADE ». Ce, avant de préciser qu’ «Idrissa SECK a peut-être oublié ce qu’il disait ce jour-là, à propos de certaines personnes, dont Karim Wade: « Lorsqu’au niveau de l’opinion publique nationale les gens ont conscience que, pour certains, on n’a pas besoin de commission rogatoire ou d’enquête sur cinq ans, c’est du flagrant délit. Il est possible d’aller toute suite se rendre compte de leur enrichissement illicite parce qu’ils n’ont pas la capacité de démontrer l’origine licite des ressources dont ils bénéficient ».
 

Selon ce dernier, « M. SECK doit expliquer aux Sénégalais comment l’enrichissement illicite de Karim Wade qui, selon lui, relevait de l’évidence en 2011 est devenu en 2014 une accusation fantaisiste aux relents de complot politique ». Sans oublier de rappeler à Idrissa Seck, que «les tentatives de manipulation de l’opinion, l’amnésie volontaire, les incohérences, les wax waxeet, les inconstances ou autres ruses politiciennes ne peuvent se substituer à Dame Justice ». Mieux, « Karim WADE est un justiciable qui doit répondre d’accusations extrêmement graves d’enrichissement illicite. Ni plus ni moins. Il nous appartient tous de laisser les juges dire le droit, dans la sérénité. Tel doit être le credo de ceux pour qui le mot RESPONSABILITE a encore un sens ». 


Mercredi 13 Août 2014 - 12:44



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