Il répond à l'appel de Macky Sall tout en rejetant le report des locales: Pape Diop fait-il double jeu ?

L’Alliance Bokk gis gis de Pape Diop a participé aux concertations initiées par le président de la République, Macky Sall sur l’Acte III de la décentralisation au moment où ses alliés de l’opposition, notamment le Parti démocratique sénégalais (Pds) et Rewmi ont choisi de boycotter le chef de l’Etat. Nombre d’observateurs du jeu politique sénégalais voyaient dans la démarche de l’ancien président du Sénat une volonté de se rapprocher du pouvoir de Macky Sall. Pape Diop a-t-il entendu ces critiques au point de reculer ? Ou voulait-il écouter Macky Sall avant de déchirer ses propositions ? En tout cas, 24 heures après la rencontre au Palais de la République, le comité directeur de l’Alliance Bokk gis gis s’est réuni hier. Au sortir de cette rencontre, Pape Diop et ses frères ont dénoncé tout report des élections locales.



Il répond à l'appel de Macky Sall tout en rejetant  le report des locales: Pape Diop fait-il double jeu ?
« Suite à un débat assez long, nous avons décidé de maintenir notre position qui consiste à dire que nous ne sommes pas d’accord sur le renvoi des élections », a déclaré le Porte-parole du jour, Bécaye Diop. Justifiant la position de Bokk gis gis, Bécaye Diop souligne que le pouvoir aura le temps de faire des réformes après les élections locales. « La société civile, les techniciens et la classe politique pourraient discuter pour arriver à des changements consensuels. Si tous les trois mois on doit aller à des réformes qui n’aboutissent à rien, cela ne sert pas le pays. Il y a beaucoup de réformes dont celles portant sur les institutions et le foncier.  Maintenant, on nous parle de l’acte III de la décentralisation. L’Acte III ne doit pas être source de report des élections », a fait remarquer M. Diop.

Toutefois, Pape Diop et ses frères ne vont pas descendre dans la rue pour manifester contre la volonté de leur ancien frère de parti. « Nous n’allons pas détruire ce que nous avons construit. Nous ne sommes pas un parti de destruction. Nous allons utiliser les voies et moyens que nous offre la Loi pour dire : non, le calendrier républicain doit être respecté », a-t-il précisé, soulignant que le gouvernement devrait d’abord discuter sur la réforme de 1996 avant d’entamer l’Acte III. « On doit d’abord évaluer la réforme de 96 pour identifier ses forces et ses faiblesses. A ce rythme, on risque de traîner les tares de 96 ».
 


Vendredi 25 Octobre 2013 - 15:06



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter