Ils ont marqué le Mondial… malgré eux

Dans une compétition comme la Coupe du monde, il y a les stars qui flambent, il y a la masse des anonymes et puis il y a les autres. Ces quelques joueurs qui se sont distingués malgré eux méritent bien un hommage.



Juan Zúñiga, l'agresseur

Le Colombien avait remarquablement débuté sa Coupe du monde, se mettant au diapason de ses coéquipiers pour faire briller les Cafeteros dans la compétition et confirmer leur statut de réjouissants outsiders. Elle se termine par une triste élimination en quarts et surtout par des menaces de mort et une escorte policière requise pour assurer sa sécurité lorsqu'il retournera évoluer en Italie pour son club de Naples. La raison ? Il est l'auteur du coup de genou qui a blessé Neymar dans le dos. Et dire que le prochain match de la Colombie est un amical face au Brésil le 5 septembre…

John Boye, le festivalier

Le Ghanéen est LA star du premier tour de cette Coupe du monde, enflammant les réseaux sociaux à chacune de ses apparitions. La raison ? Son jeu défensif d'une part, avec un placement tactique très aléatoire et une mal-habileté assez gaguesque ballon au pied. L'ancien Rennais a aussi involontairement cassé le nez de l'Américain Clint Dempsey puis explosé l'arcade sourcilière de Thomas Müller. Enfin face au Portugal, il est l'auteur d'un magnifique but contre son camp, alors qu'il avait été surpris quelques heures auparavant en train de renifler le magot que devait se partager l'équipe en cas de qualification. Bravo champion, c'est un grand chelem.


Fred, le piquet

Avec ou sans moustache, avec ou sans bonne volonté, toujours est-il que Fred s'est complètement manqué dans cette Coupe du monde, et son sélectionneur Luiz Felipe Scolari avec lui, en l'alignant systématiquement titulaire à la pointe de l'attaque malgré des performances indignes. Ses seuls faits d'armes ? Avoir provoqué un pénalty litigieux lors du match d'ouverture et avoir marqué un but face au Cameroun. Et c'est tout. Il n'y avait pas meilleur numéro 9 parmi les joueurs brésiliens actuellement, sûr ?


Michel Vorm, le cocu

Le portier de Swansea en Angleterre était censé être le remplaçant du titulaire Jasper Cillessen durant ce Mondial. Il est aussi censé être très bon pour ce qui est d'arrêter des penaltys. Et pourtant, c'est le numéro 3 Tim Krul qui a été désigné par Louis van Gaal pour la séance de tirs au but décisive face au Costa Rica. Un coup de poker réussi, faisant de Van Gaal le génie et de Krul le héros. Quant à Vorm, il a quand même disputé quelques secondes de Coupe du monde lors du match pour la 3e place face au Brésil. C'est toujours ça…


Luis Suárez, le cannibale

Après avoir créé la polémique il y a quatre ans en arrêtant volontairement un but de la main, il a cette fois fait plus fort encore en mordant à l'épaule l'Italien Giorgio Chiellini. En état de récidive, l'Uruguayen a été sévèrement puni par la FIFA, qui l'a sanctionné de 4 mois d'éloignement des terrains, ce qui n'a pas empêché le FC Barcelone de récupérer le loustic en l'achetant à prix d'or à Liverpool. Vendu avec ou sans muselière ?


Mauricio Pinilla, le maudit

Il aurait dû être le héros du Chili dans cette Coupe du monde, mais en l'espace de quelques minutes et deux tirs, il est devenu Pinilla le maudit. En 8e de finale face au Brésil, le joker de l'attaque, entré en cours de jeu, voit sa puissante frappe heurter la barre en toute fin de prolongation. Puis lors de la séance de tirs au but, il voit le sien stoppé par Júlio César. Regrets éternels… et souvenir pour la vie puisque le Chilien a décidé dans la foulée de se faire tatouer son occasion cruellement terminée sur la transversale.


Mario Balotelli, la victime expiatoire

Vainqueur du choc face à l'Angleterre lors du premier match, l'Italie n'est pourtant pas parvenue à se qualifier pour les 8es de finale. La faillite a été collective mais un joueur a subi un peu plus les critiques que les autres : l'incontournable Mario Balotelli, particulièrement fantomatique lors du dernier match décisif face à l'Uruguay et accusé par la presse et l'opinion publique de nonchalance. Même son sélectionneur Mario Prandelli lui a adressé un gros taquet après l'élimination. « Balotelli ? C'est un joueur capable de grandes actions mais ce n'est pas un champion. Quand on s'est salués, je lui ai dit que s'il voulait le devenir, il devait vivre dans la réalité et non dans la virtualité. » Et vlan !


sofoot

Lundi 11 Août 2014 - 14:03



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