Imbroglio sur une demande de renvoi : Avocats de l’Etat et d’Aida Ndiongue entament les hostilités

L’affaire Aida Ndiongue s’est certes emballée avec la sortie accablante du procureur de la République, Serigne Bassirou Gueye, mais elle a été reprise au rebond par les avocats. Face à la détermination des conseils de l’ex-sénatrice libérale, l’Etat a mis en place un pool d’avocats. Ces derniers n’ont pas mis du temps pour s’illustrer avec une attaque en règle en rapport avec les rumeurs d’un renvoi du dossier de la requête d’annulation déposée par les avocats d’Aida Ndiongue.



Imbroglio sur une demande de renvoi : Avocats de l’Etat et d’Aida Ndiongue entament les hostilités
Qui a sollicité un renvoi de la demande d’annulation ? Une question qui peine à trouver une réponse. Les deux parties se rejettent la balle. Alors que les avocats de l’Etat qui viennent de se constituer à côté de l’agent judiciaire de l’Etat qui s’est constitué partie civile le jeudi dernier devraient entrer en scène aujourd’hui devant la chambre d’accusation, on parle de report. «Les rumeurs d’un éventuel renvoi à la demande des conseils de l’Etat, sous prétexte qu’ils viennent de se constituer ont circulé hier, mais renseignement pris, il s’est révélé qu’il n’en est rien», a indiqué nos confrères de journal l’As.
 
Interpellé par la même source, un conseil d’Aida Ndiongue qui a requis l’anonymat a estimé que «la défense aurait pu demander que la constitution de partie civile de l’Etat soit déclarée irrecevable, mais elle craint de pas être suivie par les magistrats de la chambre d’accusation qui se penchent aujourd’hui sur une demande en annulation». Pour lui, l’affaire ne concerne que le ministère public, les avocats et les inculpés, mais en aucun cas l’Etat.
 
Une thèse que démolie un des avocats de l’Etat joint par nos confrères. «Etant donné qu’un contrat les lie, il est tout à fait normal qu’ils se constituent pour défendre les intérêts de l’Etat. La constitution de partie civile est juste une formalité pour défendre les intérêts de l’Etat». Ce conseil qui n’a pas non plus révélé son nom de préciser : «il n’a jamais été question pour nous de demander le renvoi».
 
Par contre d’autres sources au niveau du tribunal renseignent qu’un des avocats de l’ancienne sénatrice libérale qui revient de voyage dans la sous région serait alité.

Jean Louis DJIBA

Mardi 11 Février 2014 - 11:05



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