Immixtions intempestives du pouvoir exécutif: la grogne de l'UMS

Selon l'Union des Magistrats du Sénégal (UMS), la dernière en date est celle de la décision de la Cour suprême sur l'affaire des élèves-maîtres. Les magistrats dénoncent ainsi l'immixtion du pouvoir exécutif dans le domaine judiciaire.



Immixtions intempestives du pouvoir exécutif: la grogne de l'UMS
Les magistrats sont en rogne contre l’exécutif. Dénonçant l’immixtion du pouvoir exécutif, l’UMS a profité de l’installation du bureau du Comité de ressort de Dakar pour soulever ses griefs. «Le bureau exécutif de l’UMS apporte son soutien sans faille au comité de ressort de Dakar et l’ensemble des magistrats et condamne l’indifférence totale de la chancellerie face aux accusations non fondées tendant à jeter le discrédit sur la Justice », attaquent les magistrats qui dénoncent par ailleurs «la démarche solitaire du garde des Sceaux dans son initiative d’organiser les assises de la Justice sans concertations préalables avec les magistrats».

Pis, déplorant «l’immixtion du pouvoir exécutif dans le domaine du judiciaire» à travers «les sorties maladroites des pouvoirs publics à l’égard de décisions de justice rendues», l’UMS indique que la dernière en date est celle de la Cour suprême dans l’affaire des élèves-maîtres.

L’UMS condamne «les difficiles conditions de travail des magistrats tant à Dakar qu’à l’intérieur du pays, le manque criant d’effectifs dans la quasi-totalité des juridictions, le retard entretenu dans l’adoption des textes régissant la magistrature et le peu d’intérêt manifesté par les pouvoirs publics à l’endroit du centre de formation judiciaire». 


Samedi 27 Février 2016 - 08:34



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