Implication dans le putsch avorté au Burkina: l’étau se resserre autour de Guillaume Soro

Les autorités burkinabé disent détenir des enregistrements sonores interceptés à partir du téléphone de Djibril Bassolé qui mouillent le Président de l’Assemblée nationale ivoirienne dans le coup d’Etat avorté qui a failli plonger le pays des hommes intègres dans le chaos.



« C’est qu’on regarde, moi d’ici 48 heures, j’aurai des fonds. Je vais t’envoyer quelque chose pour que toi aussi tu rentres dans la phase. Même si c’est 5-5, 10-10, 3-3, qui se connecte, c’est bon. Maintenant, on travaille  comme ça ». Au total, c’est quatre communications accablantes entre Guillaume Soro et Djibril Bassolé qui ont été interceptées. Si les trois sont publics, le quatrième, une « vraie bombe », selon  des sources autorisées n’est connu que d’un cercle restreint.

A en croire, "Libération" qui cite des sources proches du dossier, cette communication de dix minutes entre le président de l’Assemblée nationale ivoirienne et l’ancien premier ministre du Président déchu Blaise Comparé constitue une preuve de plus sur l’implication de Guillaume Soro dans le putsch manqué et de son soutien aux forces du régiment de la sécurité présidentielle (RSP), dirigé par Gilbert Diendéré au Burkina.
 
En visite à Paris Guillaume Soro a été cueilli,  par des policiers français sur ordre de la Doyenne des juges du tribunal de Grande instance de Paris, Sabine Khéris,  suite à une plainte avec constitution de partie civile déposée par Michel Gbagbo, fils de Laurent Gbagbo. Cette arrestation entre dans le cadre de l’information judiciaire ouverte pour enlèvement et séquestration       

Khadim FALL

Mardi 8 Décembre 2015 - 11:17



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