Inculpation de Samuel Sarr: " les faits sont d'une banalité déconcertante " Me Amadou Sall

Après sa sorti virulente contre le président de la République, Samuel Sarr a été inculpé et place hier sous mandat de dépôt par le juge du 2e cabinet vers 22 heures. Ce, pour offense au chef de l’Etat, manœuvre et actes de nature à troubler la sécurité publique, à attenter et à saper le moral des populations et diffusion de fausses nouvelles.



Après sa sortie virulente contre le président de la République, Samuel Sarr a été inculpé et place hier sous mandat de dépôt par le juge du 2e cabinet vers 22 heures. Ce, pour offense au chef de l'Etat, manœuvre et actes de nature à troubler la sécurité publique, à attenter et à saper le moral des populations et diffusion de fausses nouvelles.

Samuel Sarr, ancien ministre sous Me Abdoulaye Wade, a été place sous mandat de dépôt et inculpé pour « offense au chef de l'Etat, manœuvres et actes de nature à troubler la sécurité publique, à attenter et à saper le moral des populations et diffusion de fausses nouvelles ».
C'est Me Amadou Sall qui a donné l'information. L'ancien Garde des Sceaux et ministre de la Justice sous l'ère Wade dit son indignation. « Pour des faits de banalité déconcertante, Samuel Sarr est en prison, embastillé par un régime de terreur pour avoir exprimé une opinion ».
Pour l'accusation, l'offense est le texte publié par voie de presse et lu par la plus part des Sénégalais de ce que Macky Sall serait titulaire d'un compte de 7 milliards aux USA après des informations reçues ». Sur cette base, il a été inculpé et placé sous mandat de dépôt. Pour étayer ses propos, Me Amadou Sall, dans les colonnes du journal « L'As », rappel que le mis en cause a tout simplement commenté une information faisant état de la richesse présumée du président de la République en s'interrogeant sur les raisons qui ont poussé le gouvernement à payer grassement un avocat étranger aux frais du contribuable Sénégalais... ».
Cependant, malgré son emprisonnement, « la défense va user de toutes les voies de recours en droit pour s'opposer à la force d'Etat et obtenir une liberté conditionnelle », conclut Me Amadou Sall.


Jeudi 21 Août 2014 - 11:44



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