Instabilité Institutionnelle et Sécurité Humaine : le plaidoyer de la Société civile ouest africaine

Renforcer les capacités des acteurs de la Société civile dans la maîtrise des outils génériques du plaidoyer en matière d’Instabilité Institutionnelle et Sécurité Humaine. Tel est l’objectif de l’atelier régional initié ces 18 et 19 février par le Gorée Institute, afin de s’armer contre les nombreuses vulnérabilités structurelles (fragilité étatique, vulnérabilité sociale, faiblesse économique, instabilité politique récurrente) qui secouent l’espace régional.



Instabilité Institutionnelle et Sécurité Humaine : le plaidoyer de la Société civile ouest africaine
 
Les sociétés africaines sont fragilisées par l’instabilité politique et institutionnelle. En termes de conquête du pouvoir précisément, les difficultés de renouvellement du leadership politique et d’ancrage d’une culture démocratique expliquent largement les crises politiques récurrentes comme en République de Guinée, en Guinée Bissau, au Togo. A cette conflictualité, s’ajoutent les trafics de drogue, la circulation illicite d’armes légères et de petit calibre, le terrorisme, le trafic d’êtres humains. Ainsi, pour faire face aux défis auxquels l’Afrique de l’Ouest est incessamment confrontée en termes de stabilité et de paix, les acteurs de la Société civile des pays concernés ont entrepris un atelier d’évaluation qui a permis de proposer une harmonisation dans la démarche de plaidoyer. Ce projet dont la phase pilote a débuté en juin 2013 par une Formation de Formateurs issus de la sous-région ouest africaine, suivie d’une série de formations décentralisées au Sénégal (à Ziguinchor), en République de Guinée, au Mali, au Togo et en Côte d’Ivoire, fait suite à un programme de recherche entamé depuis 2009 par l’Institut panafricain sur les causes de l’instabilité politique et institutionnelle ainsi que des modules de formation destinés à la Société civile.

Pendant deux journées, des acteurs de la Société civile issus de différents pays de la Sous région ont vu leurs capacités renforcées en plaidoyer sur la stabilité institutionnelle et la sécurité humaine. Il a donc été question d’échange d’expérience et d’évaluation des connaissances et des démarches de plaidoyer menés par les acteurs de la société civile depuis 2013. Mais aussi de tirer les points communs et les points de divergence à partir des déséquilibres politiques et institutionnels constatés dans les pays et qui ont fait l’objet de plaidoyer de la part des acteurs de la Société civile. Sur la kyrielle de thèmes de plaidoirie évoqués dans cet atelier, les plus prioritaires (corruption, mal gouvernance…) en fonction de chaque pays, ont été pris. Permettant à cet effet à chaque membre de la Société civile de faire le plaidoyer de sa propre localité. Leurs capacités en matière de plaidoyer renforcées, les membres des organisations de la Société civile s’attèlent à un document de plaidoyer  et un plan de plaidoyer- pays, en guise de résultats du projet. Dorénavant, la Société civile ouest africaine n’a plus que deux options : « agir ou subir », comme le souligne le directeur de Gorée Institute, Doudou Dia au terme de la formation. 

Matar Séne

Vendredi 20 Février 2015 - 16:08



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