Interdiction de sortie du territoire national : le Pds demande la suspension du Sénégal de la Cedeao



Interdiction de sortie du territoire national :  le Pds demande la suspension du Sénégal de la Cedeao


Le Parti démocratique sénégalais (Pds) fustige la décision du gouvernement du Sénégal d’interdire aux dignitaires de l’ancien régime de sortir du territoire nationale, malgré la l’arrêt définitif en date du 22 février 2013 de la Cour de Justice de la CEDEAO. « Notre parti dénonce de telles pratiques et attire l’attention de l’opinion tant nationale qu’internationale sur la nécessité pour nos responsables et pour le Pds de se défendre, n’ayant  plus d’autre choix que de demander la suspension du Sénégal de la CEDEAO pour refus d’appliquer une décision de justice rendue par la haute juridiction communautaire », lit-on dans un communiqué du comité directeur du Pds.
 
Les libéraux disent interpeller toutes les organisations des droits de l’homme ainsi que « la société civile sur le refus obstiné du gouvernement du Sénégal d’exécuter une décision de justice émanant d’une juridiction supérieure (même devant les juridictions nationales) : la cour de justice de la CEDEAO ».
     Les autorités de police des frontières ce vendredi se sont opposées à la sortie du territoire de responsables du Pds dont Oumar SARR, député à l’assemblée nationale, ancien ministre d’état, Madické Niang, ancien ministre d’état, Karim Wade, ancien ministre d’état, Samuel Sarr, ancien ministre d’état, munis de leurs cartes d’embarquement à destination d’un pays de la sous région.  Pourtant, se désolent les libéraux : « l’arrêt définitif en date du 22 février 2013 de la Cour de Justice de la CEDEAO (notifié à l’Etat du Sénégal le 18 mars 2013), rendu contradictoirement et en dernier ressort en présence de l’agent judiciaire de l’état et des avocats de l’Etat du Sénégal, a annulé comme étant illégale et par conséquent nulle et de nul effet la décision du procureur spécial portant interdiction de sortie du territoire signifiée à des responsables de notre parti ». « Ce refus constitue une violation manifeste des droits de l’homme et un net recul de l’Etat de droit, alors que l’Etat s’est engagé à respecter et appliquer les décisions de la Cour de Justice Communautaire », martèlent les libéraux.
 
 
 



Samedi 30 Mars 2013 - 07:43



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