Iran: le chef de la diplomatie rencontre le groupe des Six chargés du dossier nucléaire

L'Iran veut régler dans les trois à six mois la question du nucléaire; c'est Hassan Rohani qui l'affirme en marge de l'Assemblée générale des Nations unies qui se déroule actuellement à New York. Une rencontre cruciale est prévue ce jeudi 26 septembre entre Mohammad Javad Zarif, le ministre iranien des Affaires étrangères, et ses homologues du groupe des Six chargés du dossier nucléaire. Les Six, c'est-à-dire les cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité et l’Allemagne qui tentent depuis dix ans d’obtenir de l'Iran qu’il fournisse les preuves du caractère civil de son programme nucléaire. Le président iranien assure qu’un accord pourra très rapidement être trouvé, mais face à lui, la prudence reste de mise.



Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif. Irna
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif. Irna
C’est à sa demande que le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, sera reçu ce jeudi 26 septembre par le groupe des Six. « Nous verrons bien ce que Javad Zarif a à nous dire, et, nous sommes, bien sûr, prêts à discuter », commente un diplomate familier du dossier. Après l’offensive de charme lancée par Rohani, le président iranien, aux Nations unies et à la télévision américaine, il s’agit de vérifier si l’Iran est prêt à passer aux actes.

Sur l’épineux dossier du nucléaire, seuls les Iraniens font part de leur optimisme. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif annonce sur son compte Twitter, une reprise des négociations dès ce mois d’octobre et dans un entretion au Washington Post, le président iranien affirme être prêt à signer un accord dans les trois à six mois. Cet enthousiasme est accueilli avec prudence par le groupe des Six. 

Il y a un énorme décalage entre les tombereaux de signaux positifs et la réalité, commente un proche des négociateurs occidentaux, et il ajoute qu’« il faudrait sortir du rayon des déclarations d’intention et attaquer le fond du dossier ».

Source : Rfi.fr

 

Dépéche

Jeudi 26 Septembre 2013 - 15:56



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