JMJ : Monseigneur Ndiaye, « Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu »

La journée Mondiale de la Jeunesse (JMJ) célébrée à Ouakam, ce dimanche 29 mars 2015 a été une occasion pour l’Archevêque de Dakar, Monseigneur Ndiaye, de rappeler aux fidèles les paroles du Seigneur.



JMJ : Monseigneur Ndiaye, « Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu »
Voici ce que déclare le Seigneur, Dieu de l’univers :
« Tu es un peuple consacré au Seigneur, ton Dieu ; c’est toi que le Seigneur Dieu a choisi pour devenir son peuple particulier… »  (Dt 7,6 ; cf. 14,2).
!
Chers fidèles du Christ, amis croyants, bien-aimés Jeunes que le Seigneur rassemble dans la communion de la foi, je suis plein de reconnaissance envers le Dieu trois fois saint (cf. Is 6,3), qui me donne la joie de célébrer avec vous, pour la première fois, en cette Année de la Vie Consacrée, les Journées Mondiales de la Jeunesse.
Baptisés au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit, nous nous sentons appelés, comme disciples du Christ qui nous donne notre identité chrétienne, à nous consacrer à lui, pour qu’il nous consacre à son Père, dans la grâce de l’Esprit Saint.
Cette consécration peut revêtir différentes formes. Il revient à chacun de se mettre à l’écoute de l’Esprit, pour en accueillir le sens et les modalités. Parmi nous, par exemple, des hommes et des femmes, dans la fidélité à leur baptême et l’ouverture au souffle de l’Esprit, ont fait le choix d’une existence entièrement donnée au Seigneur et à leurs frères, les hommes. Nous saluons avec bonheur le don de leur personne, et nous prions en communion avec eux, pour que le Seigneur raffermisse et soutienne leur consécration, leur engagement apostolique et leur témoignage. Nous prions également pour que le Seigneur donne à chacun d’entre nous de trouver le chemin qui peut le conduire au bonheur véritable.
Car, tel est le but de notre vie, comme nous le rappelle le thème de cette 30ème Journée Mondiale de la Jeunesse : « Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu ».
Cette 6ème béatitude, sous la plume de l’évangéliste saint Matthieu, m’apparaît comme une orientation précieuse dans le parcours spirituel que nous avons à vivre personnellement et en communauté. Car, « qui peut gravir la montagne du Seigneur et se tenir dans le lieu saint », si ce n’est « l’homme au cœur pur, aux mains innocentes, qui ne se livre pas au mensonge et ne jure pas pour tromper » (Ps 24,3-4) ?
Oui, « Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu ! »
Trois éléments principaux se dégagent de cette béatitude :
1.         l’annonce du bonheur, avec l’exclamation « Heureux » ;
2.         la désignation des bénéficiaires de ce bonheur, à savoir ceux qui ont le cœur pur ;
3.         l’explicitation de ce bonheur, qui consiste à voir Dieu.
D’expérience, nous savons que la recherche du bonheur est inscrite dans le cœur de tout homme, comme nous le rappelle le Pape François dans son message pour cette Journée : « Oui, chers jeunes, la recherche du bonheur est commune à toutes les personnes, de tous les temps, et de tous les âges. Dieu a déposé dans le cœur de chaque homme et de chaque femme un désir irrépressible de bonheur, de plénitude. Ne sentez-vous pas que vos cœurs sont inquiets et en recherche continuelle d’un bien qui puisse étancher leur soif d’infini ? »
Le bonheur que Jésus nous propose dans la 6ème béatitude concerne l’avenir, et même plus précisément le but ultime de notre vie. Ce bonheur consiste en ce qu’on appelle la vision béatifique, c’est-à-dire ce qui se passera quand nous verrons Dieu face à face, dans la plénitude de sa présence et de sa joie.
Nous sommes donc en chemin vers l’accomplissement de notre vie. Cette perspective fait déjà de nous des témoins du bonheur de Dieu, des chrétiens heureux, qui respirent la joie de l’Evangile et qui en témoignent, sachant que leur parcours les achemine vers la communion parfaite en Dieu.
En même temps, nous savons que nous devons intégrer, dans notre vie présente, notre besoin de bonheur, qui se traduit par notre recherche d’un épanouissement personnel et d’une insertion sociale réussie.
Or, dans la réalité quotidienne, les défis ne manquent pas, spécialement pour les Jeunes. Je pense, par exemple :
•           au défi d’une éducation et d’une formation de qualité, dans un environnement scolaire et universitaire apaisé et unifié autour de l’essentiel, pour garantir des conditions d’étude viables et de meilleurs résultats ;
•           au défi de trouver un emploi ou une activité qui permette de mener une vie décente et de participer au développement de son pays ;
•           au défi d’une pratique religieuse authentique, qui promeuve, avec la prière et la vie spirituelle, la droiture dans les comportements et l’édification d’une société mieux enracinée dans ses valeurs.
Ces multiples défis, et tant d’autres encore, résonnent comme autant d’interpellations que Dieu nous adresse aujourd’hui, pour purifier nos cœurs de toutes les contaminations et pollutions individuelles et sociales, afin d’améliorer nos conditions de vie et de travailler àl’essor de l’homme intégral. Comme dit le Pape François, « Cette « écologie humaine » nous aidera à respirer l’air pur qui vient des belles choses, de l’amour vrai, de la sainteté ».
En effet, nous savons que dans la Bible, comme nous le rappelle encore le Pape François, « le cœur est le centre des sentiments, des pensées, et des intentions de la personne humaine […] le cœur résume l’être humain dans sa totalité et dans son unité de corps et d’âme, dans sa capacité d’aimer et d’être aimé ».
Si donc nous travaillons à décontaminer et à dépolluer nos cœurs de leurs multiples impuretés, nous pourrons, à partir de la guérison intérieure de notre être central, entreprendre des conversions pratiques, qui transforment en bien plusieurs aspects de notre vie quotidienne et de notre environnement. N’est-ce pas d’ailleurs cela même que nous affirmons quand, durant le Carême, nous chantons : « Changez vos cœurs, croyez à la BonneNouvelle », ou bien « Donne-nous, Seigneur, un cœur nouveau ; mets en nous, Seigneur, un esprit nouveau » ?
Conscients cependant de nos limites et de nos faiblesses, ainsi que du péché qui enlaidit notre vie, nous savons très bien que nous n’avons pas le cœur entièrement pur. Mais Dieu, dans son amour prévenant, nous offre la lumière de sa Parole, pour éclairer nos consciences et orienter notre vie vers le bien, afin que nous ayons un cœur purifié. Il nous offre encore son pardon et sa miséricorde dans le Sacrement de la Réconciliation, pour nous aider à maintenir le cap d’une vie droite et intègre. Car, avec un cœur purifié par l’amour de Dieu et son pardon, nous accueillons la grâce du renouveau, le don d’une nouvelle existence, débarrassée de multiples pesanteurs, pour aimer Dieu de tout notre cœur (cf. Dt 6,5).
Rappelons-nous ces paroles de Jésus, alors qu’on l’interrogeait sur le pur et l’impur : « Du cœur proviennent intentions mauvaises, meurtres, adultères, inconduites, vols, faux témoignages, injures. C’est là ce qui rend l’homme impur… » (Mt 15,18-20).
Un cœur décontaminé par l’amour de Dieu transforme la qualité du regard, pour en chasser la concupiscence, les désirs mauvais, la jalousie et l’envie.
•           Souvenons-nous de cette histoire du roi David. Depuis la terrasse de sa maison, il avait vu et observé une femme entrain de se baigner. Son regard de désir et d’envie l’avait poussé à commettre l’adultère avec cette femme et, ensuite, à faire tuer son mari à la guerre, pour pouvoir prendre la veuve comme épouse. C’est alors que le prophète Nathan, envoyé par Dieu, vint faire de vifs reproches au roi. Et le roi reconnut son forfait, en disant : « J’ai péché contre le Seigneur » (2S 12,13)…                  Tout pécheur, dans une véritable conversion du cœur, peut faire monter vers Dieu son cri de repentance, en reprenant, par exemple, ces paroles du psalmiste : « Crée-moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit. Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint » (Ps 51,12-13).
•           N’ayons pas l’œil mauvais parce que Dieu est bon pour les autres (cf. Mt 20,15b). Et pour soigner et guérir notre regard, par la conversion de notre cœur, rappelons-nous encore ces autres paroles de Jésus : « La lampe du corps,c’est l’œil. Si donc ton œil est sain, ton corps tout entier sera dans la lumière. Mais si ton œil est malade, ton corps tout entier sera dans les ténèbres » (Mt 6,22-23a).
•           Evitons donc le regard réducteur sur les autres, à cause de l’étroitesse de notre cœur. Nous avons noté, au début du récit de la Passion que nous avons écouté ensemble,comment l’évangéliste saint Marc évoque l’indignation de quelques personnes devant le geste d’une femme qui a tenu à parfumer la tête de Jésus avec un parfum de grand prix. « A quoi bon gaspiller ce parfum, disent-ils ? On aurait pu le vendre pour plus de trois cents pièces d’argent, que l’on aurait données aux pauvres ». La réaction de Jésus attire notre attention sur les bonnes dispositions de cœur de cette femme. « Laissez-la ! dit Jésus. Pourquoi la tourmenter ? Il est beau, le geste qu’elle a fait envers moi. […] Ce qu’elle pouvait faire, elle l’a fait. D’avance elle a parfumé mon corps pour mon ensevelissement. Amen, je vous le dis : partout où l’Evangile sera proclamé –dans le monde entier -, on racontera, en souvenir d’elle, ce qu’elle vient de faire. »Laissons-nous donc transformer par le commandement du Seigneur : il clarifie le regard (cf. Ps ), nous apprenant à regarder les autres comme le Christ les regarde, avec amour et considération.
Un cœur purifié, dépollué, peut inspirer nos paroles, nous guérir des violences verbales, des grossièretés, des insultes, ainsi que du mensonge, et aussi du décalage entre nos engagements et la réalité du terrain. Sur ce dernier point, je reste accroché par la figure de l’apôtre Pierre qui, malgré ses assurances, a tout de même trahi son Maître. Mais les larmes de son désarroi témoignent de la transformation intérieure qui s’est produite dans son cœur, après son forfait. Plus tard, il donnera la preuve de son attachement au Christ dans le martyre. Son cas est à l’opposé de celui de Judas qui, non seulement négocie pour vendre son Maître, mais encore lui donne le baiser fraternel pour mieux le livrer. La démarche de trahison a conduit Judas Iscariote dans un engrenage dont il n’a pu se libérer à cause de son cœur fermé sur son espoir humain.
            On pourrait encore parler du grand prêtre, pour remarquer son manque d’écoute : son cœur est fermé à tout effort de compréhension ; pour lui, Jésus est déjà condamné. Seul lui importe un témoignage qui puisse fonder cette condamnation pour justifier l’exécution ultérieure du coupable.
« Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu ».
Chers fidèles du Christ, acceptons d’être des cœurs purifiés par la grâce divine, des cœurs que Dieu émonde et façonne au fil du temps, pour les rendre pleinement aptes à vivre de sa présence. Ne cherchons pas nos références dans des satisfactions éphémères qui ne nous construisent pas. Visons le meilleur, le plus authentique, qui puisse nous permettre de nous réaliser et de répondre à notre vocation particulière selon le cœur de Dieu. Elevons notre cœur et tournons-le vers le Seigneur !Amen !


Dimanche 29 Mars 2015 - 15:07




1.Posté par james le 30/03/2015 00:55
Le frère du chef de l’EI s’est converti au Christianisme

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Le frère du chef de l’EI s’est converti au Christianisme
caliphe

Le 5 Septembre 2014,

Mohammed Bakr al-Baghdadi, le frère d’Abu Bakr al-Baghdadi, l’actuel calife de l’état islamique auto-proclamé, s’est converti au Christianisme, a rapporté Al-Jazeera ce matin.

Le geste a provoqué une réaction sans précédent de la part de la communauté Salafiste Sunnite qui a ordonné une fatwa, ou la condamnation à mort, de l’homme aussitôt que l’information s’est répandue dans les médias partout dans le monde musulman.

« Il n’est pas moins mon frère que tous les porcs mécréants américains que nous massacrons tous les jours, » a déclaré le calife auto-proclamé à un large groupe de ses partisans. « Qu’Allah n’oublie pas ce cochon perfide quand il réclamera la clémence et l’ouverture des portes du Paradis à genoux, et qu’il sera jeté dans les bassins de pus bouillants de l’Enfer », cria t’il, avant de condamner à mort la tête de son propre frère.

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Une vidéo des deux frères quand tout était pour le mieux, quand Mohammed a rendu visite à son frère en Irak pour la dernière fois.

Abu Bakr al-Baghadi a obtenu son baccalauréat, sa maîtrise et un doctorat en études islamiques à l’Université islamique de Bagdad et est devenu un clerc à la mosquée Imam Ahmad ibn Hanbal de Samarra à peu près au même moment que l’invasion américaine de l’Irak en 2003.

« C’est clairement à cette période de la guerre Irakienne que les deux frères prirent des chemins totalement différents, l’un est devenu un ingénieur dans le pétrole au Texas et l’autre est devenu un religieux fanatique dominant. » A expliqué l’analyste politique du Moyen-Orient, Jim stern. « Les deux hommes qui ne se sont pas parlés pendant plus de 14 ans n’ont relativement plus rien en commun », ajouta t’il.

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