JMJ : au Brésil, le pape François a lancé le renouveau de l'Eglise

Le pape François a quitté Rio ce dimanche soir et s’est envolé pour Rome après le succès des Journées mondiales de la jeunesse qui ont réuni trois millions de pèlerins au cours d’une messe géante sur la plage de Copacabana. Bilan de ce voyage et de ces 28e JMJ.



JMJ : au Brésil, le pape François a lancé le renouveau de l'Eglise

Les JMJ comportaient plusieurs enjeux. Sur un plan pratique, il s’agissait pour le Brésil de veiller à leur bon déroulement, alors que le pays doit prouver sa capacité à assurer la sécurité  et la logistique de grands événements mondiaux.

Pour le pape François, ce premier voyage à l’étranger devait être l’occasion d’insuffler aux jeunes un élan missionnaire, thème de ces 28e Journées mondiales de la jeunesse, mais aussi de donner à l’Église d’Amérique latine une feuille de route pour enrayer l’hémorragie de ses fidèles qui partent vers les Églises évangéliques et pentecôtistes

Deux papes François

On retiendra de ces JMJ un pape aux deux visages. Le premier, celui du pape latino, à l’aise au milieu de la foule en liesse, qui serre affectueusement les mains, sourit, plaisante. Le second, celui du pape jésuite, doté d’une autorité naturelle qui vient redresser la barre dans un long discours programmatique adressé aux cardinaux et aux évêques du Brésil, mais qui concerne en fait toute l’Église.

Au Brésil, le pape François a dévoilé l’esprit de la réforme profonde qu’il compte engager : une Église simple et solide, proche, capable de réchauffer les cœurs et d’offrir le visage d’un christianisme qui génère du sens à ceux qu’elle a déçus ou qu’elle n’attire plus. « Une Église capable de déchiffrer la nuit contenue dans la fuite de tant de frères et de sœurs de Jérusalem ». Au Brésil, c’est le renouveau de l’Église que le pape est venu lancer.

Une organisation aux nombreuses failles

Jamais le métro de Rio de Janeiro n’avait connu pareille affluence. Les JMJ officiellement terminées, il a fallu plusieurs heures aux centaines de milliers de jeunes pèlerins pour quitter le quartier de Copacabana. Après une semaine de festivités, c’est un assez piètre bilan qui se profile pour Rio de Janeiro. Le maire s’est déjà donné une « note proche de zéro ».

Le ministre brésilien de la Justice, José Eduardo Cardozo, reconnaît même qu’une faute a été commise lors l’arrivée mouvementée du pape à Rio, dont le véhicule avait été à plusieurs reprises encerclé par la foule. « La sécurité était difficile à assurer ; elle a tout de même était faite de manière efficace. Mais oui, il y a eu une erreur. Ensuite, le pape a circulé en permanence sans voiture blindée, à sa demande, il s’est arrêté à chaque fois qu’il a voulu sur son chemin. Et rien ne s’est produit. Par conséquent, pour moi le bilan sécurité du pape, comme celle de l’ensemble des JMJ, est très positif », se félicite tout de même José Eduardo Cardozo.

Les problèmes logistiques pourtant se sont enchaînés. À la panne générale de métro en début de semaine est venue s’ajouter l’inondation du site où devaient se tenir les festivités de ce week-end. L’infrastructure pour accueillir près d’un million de pèlerins campeurs sur la plage de Copacabana était clairement déficiente. Une situation préoccupante, alors que ces JMJ faisaient figure de test avant que Rio ne reçoive la finale de la Coupe du monde de football l’année prochaine et les Jeux olympiques en 2016.


Rfi.fr

Lundi 29 Juillet 2013 - 13:11



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter