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JO 2016: l'eau de Rio serait 1,9 million de fois trop polluée

Une étude scientifique relayée par l'agence AP alerte sur le risque de contamination en eau libre par des virus. Il serait 1,9 million de fois supérieur à ce qui est considéré comme alarmant en Europe. Inquiétant pour les nageurs et les triathlètes



Les virus sont légion dans les eaux brésiliennes. REUTERS/Ricardo
Les virus sont légion dans les eaux brésiliennes. REUTERS/Ricardo
 Trois cuillères à café d'eau de Rio suffiront à donner un virus aux nageurs en eau libre des Jeux olympiques. Autant dire que, pendant l'épreuve féminine, le 15 août, les participantes n'auront le droit de boire qu'une seule fois la tasse en dix kilomètres. Même remarque pour leurs homologues masculins qui se disputeront la médaille d'or le lendemain, ou les triathlètes en fin de Jeux. 

Infections respiratoires et inflammations cérébrales
Tous ces sportifs devront affronter l'eau de la baie de Rio, qui, selon une étude relayée par l'agence AP, présente un niveau de risque de contamination par des virus 1,9 million de fois supérieur au niveau de risque considéré comme inquiétant en Europe, ou aux Etats-Unis. A cette concentration, les participants sont quasiment sûrs de contracter des virus pouvant causer des maux de ventre, des infections respiratoires ou même des inflammations cérébrales. 


Certains sportifs prêts à tout pour renforcer leur système immunitaire à quelques jours du coup d'envoi des JO ont déjà commencé à prendre des antibiotiques. Seulement, ces médicaments ne protègent que des bactéries, et non des virus. Ce sont pourtant bien ces derniers qui sont massivement présents dans la baie de Rio.  

248 millions d'adénovirus par litre d'eau
Le lagon Rodrigo de Freitas est l'un des points les plus pollués. C'est pourtant là que ce dérouleront les épreuves d'aviron. En mars 2015, des prélèvements avaient révélé la présence de 1,73 milliard d'adénovirus par litre, soit des virus assimilables à des rhumes, plus ou moins carabinés. Le total a baissé depuis avec des mesures à 248 millions d'adénovirus par litre en juin, une concentration toujours incroyablement supérieure aux quelques milliers, suffisants pour donner l'alerte en Californie.  


La qualité inquiétante de l'eau ne concerne pas que les athlètes, mais aussi les centaines de milliers de touristes qui affluent sur les plages de Copacabana ou Ipanema, elles aussi touchées par la pollution. Interrogée par The Independant, Valerie Harwood, directrice du secteur biologie de l'université de Floride donne un conseil simple aux voyageurs: "Ne mettez pas votre tête sous l'eau." Les athlètes qui ne peuvent respecter ce conseil "risquent de tomber gravement malade".

lexpress.fr

Mardi 2 Août 2016 - 12:53



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