Jeune torturé sur Facebook live : un crime de haine

​Les quatre suspects arrêtés après la diffusion d’actes de torture sur un jeune handicapé à Chicago sont poursuivis pour crime de haine.



Il n’a pas fallu longtemps aux autorités pour qualifier les faits de crime de haine. Mercredi, quatre jeunes âgés de 18 à 24 ont été interpellés après la diffusion en direct sur Facebook d’une vidéo les montrant en train de torturer un jeune homme handicapé mental. Sur les images, il est frappé, humilié, bâillonné et ses agresseurs lui demandent notamment de proférer des insultes contre Donald Trump et les personnes blanches. «Fuck Donald Trump !», «Fuck White People», peut-on les entendre dire dans la vidéo qui dure 30 minutes.
 
«Les commentaires racistes de la vidéo sont la raison principale pour laquelle ils sont poursuivis pour crime de haine», a expliqué en conférence de presse le commandant Kevin Duffin. En plus des charges pour crime de haine, Jordan Hill, 18 ans, ses sœurs Brittany et Tanishia, 18 et 24 ans, et Tesfaye Cooper, 18 ans, sont poursuivis pour enlèvement et séquestration et pour agression avec une arme pouvant provoquer la mort. 
 
"Il va bien, aussi bien qu’il le peut"
 
Les faits se sont déroulés mardi dans un appartement de la ville. «La vidéo d’actes brutaux faits sur un homme adulte avec des problèmes mentaux a été diffusée sur les réseaux sociaux. Les images de la vidéo mettent en évidence l’impudence des délinquants qui ont agressé la victime et ont ensuite diffusé la vidéo au monde entier», a déclaré mercredi en conférence de presse l’agent Eddie Johnson. Non seulement la vidéo a été diffusée sur Facebook Live, mais elle a ensuite été postée sur Youtube. On y voit principalement une suspecte parler à la caméra et fumer, alors que la victime est torturée. Ses vêtements déchirés, on distingue le jeune homme bâillonné se faire frapper, recevoir de la cendre de cigarette sur le corps, se faire couper les cheveux avec un couteau jusqu’à ce que son crâne se mette à saigner. En conférence de presse jeudi, le beau-frère de la victime a donné de ses nouvelles. «Il va bien, aussi bien qu’il le peut. Cela n’aurait jamais dû arriver», a-t-il commenté. «Nous apprécions le soutien que nous recevons», a-t-il ajouté. 
 
Cette affaire a choqué à travers le monde, à tel point que Barack Obama lui-même a réagi. Il a qualifié cette agression de «méprisable» tout en expliquant que la «technologie, à présent, nous permet de voir le terrible bilan du racisme et de la discrimination, mais c’est aussi comme ça que nous apprenons à être meilleur», a-t-il commenté.
 

www.parismatch.com

Vendredi 6 Janvier 2017 - 12:32



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