Jeunes agriculteurs-Abondance en riz: Pourquoi l’espoir est permis ?



Le chargé du programme des « Jeunes agriculteurs » est formel là-dessus. A travers ledit projet, d’ici quelques années, la production rizicole va en bénéficier. Selon El Hadji Niasse, le secteur du riz est juste confronté aux idées préconçues. Maintenant, il s’agit pour le producteur de « ne plus se considérer comme un paysan » mais « comme un entrepreneur ». Mieux, « quelqu’un qui a un plan d’affaires, qui rentabilise son projet, qui essaie de trouver un réseau ». Et l’impact ne tardera car « il y a d’abord la structuration de l’entreprise, le développement d’une vision », celui  « qui couvre ses objectifs, à court, moyen et long terme ». Avec « Jeunes agriculteurs », «ce n’est pas seulement quelqu’un qui se dit, je fais de la production, après je nourris ma famille ». Mais « quelqu’un qui s’occupe beaucoup plus de développer une entreprise plutôt que de faire une production familiale».

 
Initiative visant à valoriser le potentiel, l’énergie et l’inventivité, 320 jeunes entre 16 et 29 ans ont été formés dans le cadre dudit projet qui, sous la houlette de Synapse center, a comme objectif la contribution à l’amélioration des performances des systèmes agricoles, la formation de 320 jeunes « agro-entrepreneurs », la création de 120 entreprises à fort impact social, économique. Et en ce concerne la filière riz, un des challenge de l’Etat du Sénégal qui œuvre pour l’abondance, « ces jeunes-là accompagnés, au bout de quelques années », cela «va contribuer efficacement dans la production », dit El Hadji Niasse. Mieux, la sélection des semences qui très importante, n’est pas laissée en rade. Surtout les procédures de sélection de semences mais également le choix des semis sur lequel point, « rien que la période peut impacter positivement ou négativement sur l’activité agricole», intervient Vamé Coulibaly, chargé de programme aussi.
 

Dans le cadre dudit programme en cours et qui se termine en mai 2015 avec au moins 160 emplois attendus, les jeunes sont recrutés à travers des écoles de formations, des universités, des collectivités, des fédérations de producteurs à qui « le programme est expliqué », s’en suit une présélection avant la sélection. A partir de là, interviennent les partenaires stratégiques : l’Inspection régionale de la Jeunesse, les Chambres de commerce dans « la création d’entreprise ». «Jeunes agriculteurs » est de mise actuellement dans les trois (3) régions de Dakar-Thiès et Saint-Louis. Ceci, en raison d’une étude d’opportunités en matière de productions agricoles, développement de l’agrobusiness mais les régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda sont visées.  
 

Pour le suivi et la viabilité des entreprises, le seul mot d’ordre reste : Former, combiner la pratique et la théorie, accompagner (2 ans), suivre les premiers pas de l’entreprise, apporter des réponses innovantes face aux défis. Ceci, pour parer à l’échec.


Mercredi 9 Juillet 2014 - 17:00



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