Jour J-6 : les Sénégalais appréhendent l’après-verdict du 23 mars

A quelques jours du verdict de la CREI (Cour de Répression de l'Enrichissement Illicite), la tension politique monte et avec elle l’appréhension des Sénégalais. En effet, avec les discours des acteurs politiques, la population Sénégalaise attend le 23 mars avec la peur d’assister à la même situation que celle vécue en 2011.



Jour J-6 : les Sénégalais appréhendent l’après-verdict du 23 mars
Climat électrique! C’est le sentiment que les Sénégalais ont aujourd’hui. En effet, à quelques jours du verdict de la Cour de répression de l’enrichissement illicite, les Sénégalais vivent avec un sentiment de stress. Stress causé par le discours va-t’en guerre des différents acteurs politiques. «J’ai peur pour moi et mes enfants », c’est ce qu’a d’emblée affirmé Mamadou. La cinquantaine, père de trois enfants, il donne son sentiment sur la tension politique à laquelle on assiste aujourd’hui.


Face aux discours tenus par les acteurs politiques, Mamadou ne dort plus que d’une oreille. «Cette situation est presque la même que celle que nous avions vécu en 2011, à un détail prés,  aujourd’hui c’est la Justice qui doit statuer». Déclare –t-il. Et de poursuivre : «Je ne sais pas de quoi demain sera fait c’est la raison pour laquelle j’ai décidé que mes enfants n’iront pas à l’école le 23 mars puisque leur école se trouve en ville». Mamadou n’est pas seul à avoir de pareilles pensées. «En ce moment, j’évite de sortir au-delà du crépuscule. Et j’ai peur d’envoyer mes enfants en ville et je leur interdit de sortir la nuit. Avec le discours que cet homme a tenu hier à la télé (Walf tv) je me dis que tout ce qu’on peut faire c’est de prier», entonne cette dame.


Pour cet habitant de Nord foire, tous ceux qui comptent dans ce pays devraient jouer la médiation entre les différents acteurs politiques afin qu’une solution puisse être trouvée. «Je pense que les Chefs religieux, coutumiers, ainsi que la Société civile doivent intervenir pour essayer d’établir le dialogue entre le pouvoir et l’opposition. Qu’on le dise ou pas la stabilité du pays est actuellement menacée, alors il faut faire le maximum pour que tout rentre dans l’ordre». L’environnement politique actuel nous interpelle tous. Alors  il faut que les uns et les autres, pouvoir comme opposition fassent preuve de plus de maturité et prennent leur responsabilité pour qu’une issue soit trouvée.


Le Sénégalais lambda qui est souvent pris en otage par les différentes formations politiques, dans un combat qui n’est pas souvent le sien, doit leur dire arrête. Car en fin de compte le Sénégal leur appartient à tous. Alors tous doivent contribuer à sa stabilité.

Ousmane Demba Kane

Mardi 17 Mars 2015 - 10:55



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