Kagame : "Ceux qui veulent déstabiliser le Rwanda peuvent être tués en plein jour"



Kagame : "Ceux qui veulent déstabiliser le Rwanda peuvent être tués en plein jour"
Le président rwandais répond au département d'État américain qui s'est dit "inquiet des arrestations et de la disparition de dizaines de citoyens rwandais". Le président rwandais Paul Kagame a rejeté les critiques faisant état d'arrestations arbitraires, menaçant même ceux qui cherchent à déstabiliser le Rwanda d'être "tués en plein jour", rapporte vendredi la presse locale. Mercredi, le département d'État américain s'était dit "vivement inquiet des arrestations et de la disparition de dizaines de citoyens rwandais" et avait appelé Kigali à "s'expliquer sur le sort des personnes arrêtées au cours des deux derniers mois et actuellement en détention". Lors d'un déplacement jeudi dans l'ouest du Rwanda, M. Kagame, faisant référence à "ceux qui parlent de disparitions", a averti :


"Nous allons continuer à arrêter plus de suspects et si possible tuer en plein jour ceux qui tentent de déstabiliser le pays", selon ses propos rapportés par le journal The East African. Human Rights Watch avait tiré le signal d'alarme Le gouvernement rwandais avait déjà vivement répondu aux critiques américaines, affirmant "agir légalement pour répondre à de graves menaces pour sa sécurité" causées par les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Ces rebelles hutu rwandais sévissent dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) et sont accusés par Kigali d'avoir pris une part active au génocide de 1994 au Rwanda, qui fit en trois mois environ 800 000 morts, essentiellement issus de la minorité tutsi. "Un processus judiciaire est en cours, déclenché par de récentes attaques des FDLR" ayant fait plusieurs tués dans le nord du Rwanda, avait expliqué le gouvernement rwandais. En mai dernier l'ONG de défense des droits de l'homme, Human Rights Watch, a dénoncé une vague de "disparitions forcées" au Rwanda. Source: Lepoint.fr


Vendredi 6 Juin 2014 - 13:52



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter