Kenya: Nairobi frappée par deux explosions meurtrières

Deux puissantes explosions se sont produites en fin de journée, ce dimanche 4 mai, dans deux autobus circulant dans une grande artère animée de Nairobi, tuant au moins 2 personnes et blessant plus d'une soixantaine. Cette double attaque survient au lendemain d'un attentat à la grenade contre un bus samedi soir dans la ville portuaire de Mombasa.



A environ 17h 30 heure locale, deux explosions ont eu lieu dans deux bus différents le long de Thika road, l'axe principal au nord de Nairobi. Les deux véhicules sont fortement endommagés. L'un se trouvait devant l'hôtel Homeland inn, non loin du quartier général de la police paramilitaire, GSU, l'autre près du grand centre commercial Nakumatt, près du rond point Roysambu.

Police et ambulances de la Croix-Rouge se sont rendues sur place, tandis qu'une foule s'est immédiatement formée, provoquant des embouteillages importants. Des portions de voies ont été bloquées par les cordons de police. Le bilan qui n'a pas été confirmé pour le moment pourrait être très lourd. Les blessés ont d'abord été évacués vers l'hôpital le plus proche, le Neema Hospital, rapidement débordé, contraignant les ambulances à envoyer les autres blessés à Aga Khan ou encore au Kenyatta Hospital.

Cette attaque survient moins de 24 heures après un double attentat à Mombasa qui a fait trois morts et plus d'une vingtaine de blessés. Il s'agissait de deux engins explosifs improvisés, d'après le commissaire de police de la ville, Nelson Marwa, joint par téléphone, au terminal de bus de Mwembe Tayari, bondé en début de soirée, ainsi que sur une plage de Nyali devant un hôtel de luxe, le Reef Hotel. Un téléphone endommagé a été retrouvé, laissant penser qu'il s'agissait du déclencheur de la mise à feu.

La fréquence des attaques terroristes dans le pays soulève des questions sur l'opération de police « Usalama Watch »  en cours depuis début avril et la stratégie qui est derrière. Une campagne massive d'arrestations, visant principalement des membres de l'ethnie somali, selon les organisations des droits de l'homme, tandis que de nombreux analystes dénoncent la corruption et le laxisme des forces de sécurité au quotidien.

 

Rfi.fr

Lundi 5 Mai 2014 - 00:50



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