Kenya:l’assaut contre le commando terroriste «touche à sa fin», suivez la situation en direct

Plus de 48 heures après le début de l'attaque sanglante du centre commercial huppé de Westgate, dans la capitale kényane, un nouvel assaut a été lancé, lundi matin 23 septembre. Des tirs nourris et des explosions ont été entendus dans le centre commercial. La plupart des otages auraient été secourus, selon l'armée. Une information non confirmée par la Croix-Rouge kényane. Le bilan de ce raid terroriste revendiqué par les shebabs somaliens varie entre 63 et 69 morts ainsi que 200 blessés. Le bâtiment serait en grande partie sécurisé et les assaillants sont désormais cernés par les forces de sécurité.



La foule rassemblée devant le centre commercial Westgate de Nairobi où une prise d'otages est en cours, Kenya, le 23 septembre 2013. REUTERS/Thomas Mukoya
La foule rassemblée devant le centre commercial Westgate de Nairobi où une prise d'otages est en cours, Kenya, le 23 septembre 2013. REUTERS/Thomas Mukoya
Cet article est réactualisé régulièrement avec notre correspondante à Nairobi et l'AFP. (Les heures sont données en Temps universel, soit trois heures de moins qu'à Nairobi et deux heures de moins qu'à Paris)
11h45 : Le ministre de l’Intérieur kényan Joseph Ole Lenku a lors d’une conférence de presse donné un nouveau bilan de la prise d’otage, il évoque le chiffre le 62 morts, moins que la Croix-Rouge qui ce lundi matin faisait état de 68 victimes. Selon lui, le bâtiment serait en grande partie sécurisé, il resterait des otages, mais très peu. Les assaillants sont cernés et il n’y aurait plus d’autre possibilité pour eux que de se rendre.
11h38 : Selon un ministre kényan, les forces de sécurité contrôlent désormais tous les étages du centre commercial et les islamistes sont cernés.
11h30 : Pour les autorités kényanes, l’assaut contre le commando terroriste touche à sa fin.
11h24 : Deux terroristes ont été tués par les forces de sécurité kényanes.
11h06 : La police kényane annonce que des otages auraient été secourus, mais que les affrontements se poursuivent.
11h02 : Selon la correspondante de RFI au Kenya, il y aurait un flou autour de la situation dans le centre commercial. Une foule s’est rassemblée vers la fumée qui s’échappe du toit du bâtiment : curieux, badauds que la police tente de tenir à l’écart de la zone.
10h40 : Un responsable des forces de sécurité a affirmé que les forces de sécurité sont actuellement en train de tenter de pénétrer dans le bâtiment par le toit. « Nous sommes à l'origine de cette explosion, nous essayons de rentrer par le toit », a-t-il déclaré, sous couvert d'anonymat. 
10h28 : Le ministère britannique des Affaires étrangères fait désormais état de quatre de ses ressortissants tués au cours de l'attaque, dans un nouveau bilan.
 
 
10h22 : Une explosion a été entendue dans le centre commercial Westgate. Une fumée noire s’échappe du toit du bâtiment. Des témoins signalent de nombreux tirs.
9h50 : Selon un officier kényan cité par la BBC, les assaillants auraient utilisé des civils comme boucliers humains. Dans le pays, la sécurité aurait été renforcée dans les ports et aéroports.
9h00 : Le quotidien français Le Monde publie sur son site internet plusieurs vidéos amateurs de l’attaque du centre commercial de Nairobi à retrouver ici et ici.
8h50 : Les premières heures de l’attaque du Westgate ont été filmées par les caméras de surveillance que des journalistes du Standard ont pu visionner. Des images qui confirment les premiers témoignages des rescapés.
8h37 : la Croix-Rouge kényane donne un nouveau bilan de l’attaque. Il y aurait au moins 69 morts et 63 disparus. Un précédent bilan faisait état de 68 morts et près de 200 blessés.
8h15 : Sur la BBC, un chef d’un commando shebab a démenti la participation d’étrangers dans l’attaque du centre commercial à Nairobi déclarant ces « rumeurs infondées ». Tout comme celle qui évoquait la présence parmi les assaillants d’une Britannique, veuve de l’un des kamikazes ayant participé aux attentats de Londres en juillet 2005.
 
 
8 h 05 : Le ministère kényan de l’Intérieur a publié un message sur son compte Twitter, demandant à « tous les Kenyans d’être patient ». « Ce n'est pas le moment de baisser les bras. Tous les organismes font ce qu'il faut », assure le ministère de l'Intérieur, dans ce message publié un peu avant 8 h.
7 h 50 : Selon le journal kényan Le Standard, quatre soldats kényans ont été blessés dans l’opération menée ce lundi matin. « Nous avons sécurisé la plupart des niveaux du bâtiment dans cette opération délicate », a affirmé au journal le colonel Cyrus Oguna.
Le centre commercial Westgate compte un sous-sol, un rez-de-chaussée et trois niveaux. Selon certaines sources, au moins un groupe d’assaillant serait actuellement situé dans une salle de cinéma au premier étage du bâtiment. Une information qui reste cependant à confirmer.
A (RE)LIRE : A la une: massacre à Nairobi - La revue de presse française
6 h 55 : La Cour pénale internationale à La Haye a annoncé qu’elle donnait une semaine de répit au vice-président kényan, William Ruto, pour lui permettre de rentrer à Nairobi.
La défense du vice-président kényan, dont le procès pour crime contre l’humanité suite aux violences post-électorales de 2007 s’est ouvert le 10 septembre, avait formulé une demande d’ajournement du procès, dimanche 22 septembre, pour permettre à leur client de retourner au Kenya, qui est la cible d’une attaque terroriste revendiquée par les shebabs somaliens.
« Au vu des circonstances, la chambre excuse M. Ruto des débats devant cette Cour », a déclaré le juge Chile Eboe-Osuji lors d’une audience publique à La Haye, ce lundi matin. Une absence autorisée « pour une semaine seulement ».
A (RE)ECOUTER : Marie-Aude Fouéré, directrice adjointe de l'IFRA, l'Institut français de recherche en Afrique basé à Nairobi au Kenya
6 h 10 : Le calme est revenu autour du centre commercial Westgate. Les hélicoptères qui ont survolé les lieux ne sont plus visibles et aucun coup de feu n'a été entendu depuis une demi-heure, selon notre correspondante à Nairobi.
La Croix-Rouge n'a toujours pas confirmé l'information de l'armée kényane, qui a affirmé avoir libéré plusieurs otages au cours de l'opération menée ce lundi matin.

Des soldats kényans rassemblés pour un briefing, à proximité du centre commercial Westgate. Nairobi, le lundi 23 septembre. REUTERS/Thomas Mukoya
Des soldats kényans rassemblés pour un briefing, à proximité du centre commercial Westgate. Nairobi, le lundi 23 septembre. REUTERS/Thomas Mukoya
5 h 45 : Dans le message publié sur un site islamiste, le porte-parole des shebabs somaliens, Sheikh Ali Mohamud Rage, affirme être en contact avec les terroristes, dans le centre commercial de Westgate. Il dénonce également des tentatives d’intimidations « d’Israël et d’autres gouvernements chrétiens ».
5 h 16 : Les islamistes shebabs menacent d'abattre les otages actuellement retenus dans le centre commercial, a déclaré un porte-parole des shebabs.
« Nous autorisons les moudjahidines à l'intérieur du bâtiment à agir contre les prisonniers », a déclaré Sheikh Ali Mohamud Rage, porte-parole des shebabs, dans une déclaration mise en ligne sur un site internet islamiste.
A (RE)LIRE : Attaque de Nairobi: le retour des shebabs
 
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5 h 10 : Deux hélicoptères militaires survolent actuellement la zone depuis une demi-heure.
Selon plusieurs sources sur place, les assaillants seraient retranchés dans une salle de cinéma, au 1er étage du centre commercial. Une information à prendre cependant avec beaucoup de prudence, tant il est difficile d’avoir une vision claire sur la manière dont se déroule l’assaut.
Des militaires ont affirmé avoir libéré des otages lors de l’opération de ce lundi matin, une information qui n’est pour l’instant pas confirmée par la Croix-Rouge et les services de secours.
04 h 30 : Notre correspondante à Nairobi pointe la confusion qui règne. Il y a bien eu des tirs nourris, mais les explosions dont parlent certains témoins ne sont pas confirmées de source militaire. Un hélicoptère militaire survole la zone. La foule des curieux afflue.
Déjà ce week-end la  police avait du faire usage de gaz lacrymogènes pour disperser les badauds.
La Croix-Rouge et les personnels de santé installés dans le poste de secours près du centre commercial démentent que des otages aient été libérés dans l'opération menée ce lundi matin.
4 h 00 : Trois fortes explosions ont été entendues dans le centre commercial, un peu plus de 15 minutes après une intense fusillade.
Dimanche soir, le gouvernement kényan avait annoncé avoir lancé une opération « importante » à l’intérieur du bâtiment. Mais si le gouvernement a affirmé que « la plupart des otages » retenus par les assaillants avaient alors été libérés et que « les forces de défense kényanes ont pris le contrôle de la quasi-totalité du bâtiment », le siège a été maintenu pendant toute la nuit de dimanche à lundi.
3 h 30 : Ce lundi matin, à 6 h 30, heure locale (3 h 30 TU), une intense fusillade a été entendue au centre commercial Westgate. Selon une source proche des forces de l’ordre, un nouvel assaut a été lancé, plus de 36 heures après le début de l’attaque.
A (RE)LIRE : Kenya: à Nairobi, l'interminable siège des forces spéciales

Retour sur trois jours de carnage à Nairobi
L’attaque a démarré samedi 21 septembre, en tout début d’après-midi. Des hommes armés ont ouvert le feu et jeté des grenades dans le centre commercial de luxe Westgate, fréquenté par les classes aisées kényanes et les expatriés.
L'attaque a été revendiquée par les shebabs somaliens, qui affirment avoir voulu « punir » le Kenya pour son intervention militaire en Somalie.
Les forces de sécurité kényanes, renforcées par des éléments des forces de sécurité de plusieurs chancelleries occidentales, ont rapidement encerclé le centre commercial et commencé à l’investir, dès samedi après-midi.
Le bilan n’a cessé de s’alourdir au fil des heures. Lundi matin, avant l’assaut mené par les forces de sécurité kényanes, il était de 68 morts et 200 blessés. Parmi les victimes, on compte le neveu du président kényan. Un Sud-africain, une Sud-Coréenne, un Péruvien et deux Indiens ont également été tués dans l'attaque. Deux Françaises, une mère et sa fille ont également été tuées, ainsi qu’une Néerlandaise. Deux Canadiens et trois Britanniques comptent également parmi les victimes. Le poète et homme d’Etat ghanéen Kofi Awoonor a également été tué.

Souce : Rfi.fr
 

Dépéche

Lundi 23 Septembre 2013 - 13:16



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