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Kenya: les problèmes fonciers au cœur de la campagne présidentielle

Au Kenya, le pays compte des centaines de milliers de squatteurs, vivant sur des terrains dont la propriété est contestée. S’y ajoutent des tensions historiques dans certains comtés entre communautés qui se considèrent autochtones et les autres, considérées comme étrangères. La majorité comme l’opposition, qui tiennent actuellement des meetings dans tout le pays en vue de la présidentielle du 8 août, jouent sur ce thème pour rassembler leurs électeurs. Un thème souvent à l’origine des tensions entre groupes ethniques dans le pays.



« Ils veulent tous être vus comme celui qui règle le problème de la terre », résume un analyste. C’est d’abord un argument clé de la campagne de Raila Odinga, candidat de la coalition de l’opposition Nasa. Il a promis d’appliquer les recommandations de la commission vérité justice et réconciliation, qui, après les violences de 2007-2008, soulignait que les injustices foncières n’avaient jamais été réglées, et ce depuis l’indépendance.
 
L’opposant est accusé par la majorité d’incitation à la haine depuis un discours prononcé la semaine dernière à Kajiado, ou il aurait dit aux Maasaï, majoritaires dans le comté, d’arrêter de vendre leur terre ancestrale à d’autres communautés. Récemment, il a également pointé du doigt les grands propriétaires du comté de Laikipia, affirmant que la plupart de vivaient même pas au Kenya. Une déclaration polémique largement contestée.
 
De son côté, Uhuru Kenyatta distribue des titres de propriété. Pas moins de 6 000 dans le comté de Trans-Nzoia, début juin, en plus d’une centaine d’hectares accordés aux Nubiens de Kibera. Des mesures essentiellement électorales, souligne Abdullahi Abdille, chercheur à l’ICG. « Les contentieux fonciers devraient être gérés par la commission indépendante créée à cet effet, dit-il, et non par les politiciens ».


Lundi 3 Juillet 2017 - 13:51



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