Khalifa Sall : « Nous n’avons pas peur des audits »

Khalifa Sall, maire de Dakar, après une gestion de 36 mois, fait le point. Et pour se faire, il prétend faire des audits de l’institution qu’il manage. C’était au cours d’un séminaire de deux axé sur les mécanismes d'élaboration, d'exécution, de suivi et d'évaluation du budget de la mairie de Dakar (50 milliards de FCfa), depuis mercredi 25 avril.



Khalifa Sall : « Nous n’avons pas peur des audits »
Le Maire Khalifa Ababacar Sall, pour situer les responsabilités, a évoqué les audits de l'institution qu'il manage. Il s'est aussi désolé de l'attitude des entreprises sénégalaises dans l'exécution de certains marchés avant de s'émouvoir des pratiques de vandalismes relevées sur le réseau d'éclairage du tronçon Pompier-Patte d'Oie de l'autoroute Mame Limamou Laye, selon le journal « Sud Quotidien ».

« Nous n’avons pas peur des audits. Nous ne les appréhendons pas parce que nous considérons que c’est l’œil qui peut tout le temps nous dire que nous nous sommes trompés ici ou là. C’est l’audit qui met le curseur sur vos erreurs, vos insuffisances et manquements. Ce qui aurait pu faire mal c’est qu’on nous dise que nous avons volé ou détourné. Mais tant qu’on nous dira qu’on peut mieux faire, nous sommes vraiment preneurs », martèle Khalifa Sall.

Plus loin, le maire ajoute : « Au demeurant, Il faut aussi savoir que dans une gestion, on peut toujours se tromper et commettre des erreurs. On n’est jamais à l’abri. Ce qui est certain, c’est qu’on ne nous dira jamais que nous avons volé ou détourné. Dans une gestion, laissons à l’auditeur dont c’est le travail nous dire si nous avons bien ou mal travaillé ».

En ce qui concerne l’éclairage public, M. Sall lance un appel aux hommes de médias. « Nous avons un grand problème. Je voudrai lancer un appel aux médias sénégalais pour qu’ils aillent nous faire un reportage sur l’autoroute. De la Patte d’Oie au garage Pompier, vous avez-vu ce que les vandales ont fait du réseau. Ils ont déterré les câbles. Ils sont en train de faire tomber les poteaux et ils volent le cuivre pour le vendre. Une fois sur place, vous verrez des tranchés qu’ils ont creusés pour déterrer les câbles ».

Selon lui, la question de l’éclairage publique de manière générale est partagée parce que pour certains pans, l’éclairage public relève de la ville de Dakar donc s’il y a défaillance nous assumons notre part de responsabilité. Mais cette responsabilité est partagée dans certaines voies et zones avec quelques services de l’Etat.




Jeudi 26 Avril 2012 - 12:14



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