Kigali proteste contre l'arrestation de Rwandais au Burundi

Le Rwanda a protesté contre l'arrestation d'une trentaine de ses ressortissants au Burundi. Protestation par une note verbale, dont on a appris l'existence ce week-end par le quotidien pro-gouvernemental, le New Times. Kigali y aurait ajouté une liste de noms et demande des explications. Et ce dans un contexte de tension entre les deux pays.



La chef de la diplomatie rwandaise Louise Mushikiwabo assure que son gouvernement a utilisé plusieurs ressors auprès des autorités burundaises pour protester contre l'arrestation de ses ressortissants. AFP PHOTO/ TONY KARUMBA
La chef de la diplomatie rwandaise Louise Mushikiwabo assure que son gouvernement a utilisé plusieurs ressors auprès des autorités burundaises pour protester contre l'arrestation de ses ressortissants. AFP PHOTO/ TONY KARUMBA

Interrogée sur Twitter, Louise Mushikiwabo explique que son gouvernement a protesté par plusieurs biais. La chef de la diplomatie rwandaise détaille par le biais de l'ambassade du Rwanda à Bujumbura ou même directement auprès du ministère burundais des Affaires étrangères.

Sur cette note verbale de protestation figurerait une trentaine de noms de ressortissants et les circonstances de leurs arrestations. Arrestations notamment survenues à la frontière où, par exemple, on aurait fait descendre ces ressortissants rwandais d'un bus. Pas d'ultimatum, ajoute Louise Mushikiwabo sur Twitter. « Le Burundi faisait face à des difficultés complexes, il n'y avait pas lieu d'en rajouter », conclut-elle.

Du côté de Bujumbura, on se contente d'expliquer avoir reçu la note verbale lundi 24 août, après donc la parution de l'article dans le New Times, et d'examiner les affirmations rwandaises. « Si vous les interviewez, n'oubliez pas de leur demander des informations sur nos requêtes à nous », rétorquent tour à tour plusieurs officiels burundais.

Le Burundi avait officiellement fait part de son déplaisir quant au fait que Kigali accueille trois généraux à l'origine de la tentative de putsch de mai  dernier. Mais aussi suite à des informations faisant état d'entraînements de rebelles burundais côté rwandais.

 

Récemment, le parquet burundais disait demander la coopération de ses voisins en vue de l'extradition de certains militaires accusés d'avoir assassiné le général Adolphe Nshimirimana  et qui auraient fui. Aucune de ces requêtes n'aurait reçu de réponse, selon plusieurs responsables à Bujumbura.


Rfi

Mardi 25 Août 2015 - 10:09



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