Koumpentoum-L'horrible mort de Bigué Pouye: "Je l'ai solidement ligotée, baîllonnée avant de..."

C'est un père de famille rempli de regret qui pleure sa fille Bigué Pouye. Ceci, pour avoir hébergé un repris de justice du nom de Saliou Gano qui vient récemment de purger une peine de 14 ans de prison pour le meurtre d'un berger. Présumé meurtrier de la jeune fille de 22 ans, il l'aurait torturé, violé puis tué.



Du nouveau dans l'horreur de Koumpentoum (région orientale) où pas plus tard que mercredi dernier, 10 décembre, Bigué Pouye a été retrouvée nue, mains et pieds ligotés, le visage en sang, les dents arrachées, violée  et tuée. Auteur présumé du crime, Saliou Gani avait fondu dans la nature mais les hommes du Commandant Abdoulaye Diallo de la Brigade de gendarmerie de la localité, l'ont localisé vers 20h 30 au village voisin de Guent.


Interrogé, Saliou Gano repris de justice qui vient de purger une peine de 14 ans de prison pour meurtre d'un berger, passe à table. Il reconnait le meurtre. "Je l'ai suivie et en cours de route, je l'ai contrainte à changer d'itinéraire. Mon intention était de l'entraîner dans un endroit isolé pour abuser d'elle. Je suis parvenu à la convaincre de m'accompagner jusqu'à la falaise, à la sortie de la ville. Là, loin des regards indiscrets, je lui ai avoué mon intention de satisfaire ma libido. Face à son refus catégorique, je me suis acharné sur elle pour la contraindre à céder. Saliou Gano présentant sa victime comme sa copine, de souligner que cette dernière a toujours refusé de donner suite à ses avances consistant à entretenir des relations sexuelles avec lui. 


Ainsi, après l'avoir violentée, il l'a solidement ligotée, baîllonnée avant de la violer puis attenter à sa vie. Aliou Pouye, père de Bigué Pouye de préciser dans les colonnes de "l'Observateur", avoir hébergé le meurtrier de sa fille. "Bigué n'a jamais causé du tort à ses parents. Elle a toujours été discrète, sérieuse, pieuse, et à chaque fois je priais pour qu'elle trouve un bon mari. Seulement, je n'aurai jamais imaginé que Saliou Gano allait la tuer puisque c'est moi qui ai demandé à mes enfants de le laisser loger à la maison vu qu'il n'avait pas où vivre...". 


Le certificat de genre de mort parle de "strangulation". En effet, le médecin légiste Yane Sané de l'hôpital régional de Tambacounda a livré les conclusions de l'autopsie. Il évoque une mort "des suites d'une pâleur des muqueuses, de l'hypotonie prononcée des globes occulaires, d'un traumatisme maxillo-facial avec fracture de la mâchoire...". 

 


Samedi 13 Décembre 2014 - 10:18



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