L'Afrique entre en guerre contre Ebola

Un sommet régional, de fortes sommes engagées par l'OMS, la mobilisation contre Ebola s'accélère.



L'Afrique entre en guerre contre Ebola
Des images (symboliques). Des mots (puissants). De l’argent (autant que possible). Et le retour des anciens combattants. Aucun doute: ce vendredi 1er août, la guerre contre Ebola est officiellement déclarée. Cela prendra la forme d’un «sommet régional» organisé à Conakry en présence des chefs d’Etat de Guinée, Liberia, Sierra Leone et Côte d’Ivoire. Avec 100 millions de dollars à la clef. L’affaire est rapportée par l’AFP  et par la BBC. Les Etats-Unis ne sont nullement absents comme en témoigne la couverture, remarquable, du New York Times. Sans oublier, grand classique, l’évacuation des Américains infectés.
Le président sierra-léonais Ernest Bai Koroma et son homologue libérienne Ellen Johnson Sirleaf ont renoncé à se rendre au sommet Afrique/Etats-Unis la semaine prochaine à Washington.

100 millions de dollars

Symbole encore: le Dr Margaret Chan, directrice générale de l’Organisation mondiale de la Santé fera le déplacement de Genève-Cointrin à Conakry pour lancer le «Plan contre Ebola». Le Dr Chan a d’ores et déjà justifié cette «augmentation des ressources» par «l’ampleur de l’épidémie»: au 27 juillet plus de 1.300 cas, dont 729 mortels, (339 en Guinée, 233 en Sierra Leone et 156 au Liberia).
Ce plan de 100 millions de dollars (75 millions d’euros) vise à déployer «plusieurs centaines» de «travailleurs humanitaires supplémentaires» pour renforcer les «quelques centaines» déjà sur le terrain.
Le Dr Tom Frieden, directeur des CDC américains annonce l’envoi de «cinquante experts en plus dans la région au cours des trente prochains jours». Il estime qu’il faudra, au mieux, de trois à six mois pour enrayer l’épidémie.

Urgences reconductibles

«Devant l’aggravation de la situation, des mesures de précautions se multiplient en Afrique et ailleurs dans le monde», résume l’AFP. Evoquant un «défi exceptionnel», le président sierra-léonais Ernest Bai Koroma Koroma vient de décréter «l’état d’urgence pour nous permettre de prendre des mesures plus fermes», sur une période de 60 jours à 90 jours, reconductible. Il a énuméré une série de dispositions sanitaires parmi lesquelles le placement en quarantaine des foyers d’Ebola, l’escorte des travailleurs sanitaires par les forces de sécurité et des perquisitions pour repérer les malades présumés. Le chef de l’Etat sierra-léonais a également suspendu toutes les réunions publiques, sauf celles consacrées à l’épidémie et renvoyé le Parlement.

Slateafrique

Dimanche 3 Août 2014 - 12:22



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