L’EXEMPLARITE



Cissé Kane NDAO
Cissé Kane NDAO
Il est une qualité intrinsèque sans laquelle, quelles que soient les compétences intellectuelles et le savoir faire d’un homme, il ne peut être utile ni à lui-même, ni surtout à son peuple, et à sa nation.

Malheureusement, au SENEGAL, cette qualité est ignorée ; cette qualité est bafouée ; cette qualité est reléguée au tréfonds de toutes les attentes que nous exigeons de nos dirigeants.

Cela a abouti à une dépravation de nos  mœurs ; cela a abouti à la création d’un système par la classe politique dirigeante qui élève d’autres critères fort condamnables en principes de légitimité qui forgent le socle mouvant de notre existence en tant que nation.

L’absence de cette qualité taboue dans le langage de nos politiciens a complètement subverti la vie politique de notre pays.

Ainsi, au SENEGAL, pour être un homme politique respecté, il faut être riche ; quelle que soit l’origine de cette richesse. C’est pourquoi la plupart de  ceux qui sont nommés à des hauts postes de responsabilité commencent souvent d’abord non pas par faire leur preuve et justifier de leurs compétences au service de notre nation, mais commencent disais-je par se mettre à l’abri du besoin, pour ne pas dire voler.

Ainsi, des fonctionnaires auxquels on ne connait aucun héritage familial sont devenus subitement milliardaires. En s’enrichissant aussi éhontément, ils ont gagné un statut de notables dans notre pays.  Ils sont écoutés, ils sont fêtés, ils sont respectés.

La crédibilité a pour nom chez nous enrichissement illicite, souvent : « Ce que tu dis ne compte pas, tu n’es pas assez riche, car c’est la richesse qui rend la vérité  plus véridique ».

C’est ainsi qu’un vaste réseau politique de complicité active dont l’unique but est la prévarication de nos ressources financières s’est mis en place au SENEGAL. C’est devenu le mal qui gangrène notre pays.
On vous dira toujours, qu’il est inutile de se crêper le chignon pour des raisons politiques, car les leaders dont on défend les positions ne le font pas entre eux. Et on pourrait avoir la surprise de sa vie si on savait  à quoi ils s’adonnaient eux au même moment.

Nous en avons d’ailleurs une illustration quelquefois, quand l’un d’entre eux baptise, ou en d’autres occasions : tous les autres truands politiques, de quelques bords « politiques » qu’ils soient, sont présents. C’est normal, entre grands truands institutionnalisés, habillés de la légitimité du peuple usurpée, ils peuvent se permettre de se retrouver ponctuellement pour donner à ce peuple  l’impression qu’ils  sont tous habités par la recherche commune de la paix.
Seulement, cette image factice est le leurre qui enrobe la vaste supercherie dont notre peuple est victime.
 
C’est ainsi qu’au SENEGAL notre classe politique a élaboré une organisation plus secrète encore que la franc maçonnerie, car nos politiciens sont si forts qu’ils réussissent toujours à se retrouver autour de notre budget constitué de la somme de nos sueurs, pour le piller  sans avoir l’impression d’avoir usurpé chacun sa place autour du bol national.
Ils sont si forts qu’ils font croire au peuple qu’ils sont certes riches, très riches, mais que leur probité morale ne souffre d’aucune contestation.

Ainsi, personne ne trouve à redire sur la fortune de TANOR. Il est toujours sous les lambris dorés du pouvoir.
 Cela vaut aussi  pour MOUSTAPHA NIASSE, le natif de  KEUR MADIABEL ; il est milliardaire, après avoir passé toute son existence au service de l’Etat.

Que dire de IDRISSA SECK, il a acquis son indépendance vis à vis de ME WADE, parce qu’il a réussi, dit il, à acquérir son indépendance financière.

Il a été blanchi par la justice dira t’on.

Quand aux autres précités, ils n’ont jamais été inquiétés. Qui oserait d’ailleurs le faire ?
Ce sont  les perdants récents, qui sont plutôt suspects : AIDA NDIONGUE, avec sa quarantaine de milliards, est coupable d’être riche. Pourquoi ? Parce qu’elle serait de l’opposition ?

Je ne parlerai pas de KARIM, parce que la CREI de MACKY n’a encore rien trouvé.

TAHIBOU NDIAYE quant à lui aussi  aurait  une richesse suspecte. Il est en prison. Seulement, le plus cocasse dans l’histoire est qu’il n’a été coupable que d’avoir donné un avis technique.

Celui qui distribuait le domaine public de l’Etat à tous les pontes de la République (MACKY  y compris), dont le patrimoine serait constitué de plusieurs immeubles à DAKAR et dont le compte bancaire serait  rempli d’une cinquantaine de milliards  et qui était son patron quant à lui n’est pas inquiété. Bien au contraire !

Il est trop riche pour être coupable et surtout il en connaîtrait, des secrets.

Un parmi ces  anciens et nouveaux subitement riches  qui revendique et assume ses milliards, c’est MACKY SALL. Milliardaire et propriétaire d’un parc automobile immense. Et de villas cossues, ainsi que sa femme, qui n’a jamais travaillé. Grands propriétaires immobiliers.

Aujourd’hui, en compagnie des NIASSE et autres TANOR, il a activé la chasse aux détourneurs de milliards. En omettant subrepticement ceux qui ont rejoint son camp.

Il prône la rupture. La probité. La bonne gouvernance. La lutte contre la corruption.

C’est normal dira t’on. OUI, car, pour ses milliards à lui, pour ses biens immobiliers à lui, il a bénéficié des largesses de Me WADE !

Dorénavant, tout le monde sait que ceux qui recommandent aux autres de se laver sont plus sales qu’eux. C’est la même farine.

Nous en sommes  d’autant plus convaincus  qu’il est évident aux yeux de tous les citoyens sénégalais qu’il  manque  à la majeure partie de notre classe politique ce sans quoi la force sans la justice devient tyrannie,  ce sans quoi toute leçon de morale devient une cache de vice, ce sans quoi une société n’atteindra jamais le but recherché par l’éducation de ses enfants, ce sans quoi un homme ne peut pas avoir d’honneur à revendiquer ou de respect à recevoir : l’EXEMPLARITE.

Cissé Kane NDAO Président de l’Alliance Démocratique pour la République A.DE.R.

Vendredi 9 Mai 2014 - 00:17




1.Posté par Deugg Gui le 09/05/2014 14:05
Notre président a concédé devant un journaliste US s'être enrichi grâce à sa proximité avec Wade. L'exemplarité aurait été qu'il rétrocède à l'Etat tous ses biens acquis de ce fait avant d'intimer aux autres l'ordre de faire de même. Ceux qui seraient réticents seraient alors et seulement alors attraits devant la Crei : on aurait eu là une justice bien distribuée.

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