L'Elysée annonce la destruction d'un convoi d'Aqmi au Niger

L'Elysée a annoncé ce vendredi 10 octobre la destruction d'un convoi d'Aqmi par les forces françaises dans le nord du pays. Une importante quantité d'armes a été saisie et une partie des convoyeurs ont été capturés.



Un combattant d'Aqmi, dans le nord du Mali, janvier 2013. AFP PHOTO / SITE Monitoring Service
Un combattant d'Aqmi, dans le nord du Mali, janvier 2013. AFP PHOTO / SITE Monitoring Service

Le convoi a été détruit dans la nuit de jeudi à vendredi, et « transportait des armes de la Libye vers le Mali », a-t-on appris dans un communiqué de l'Elysée publié sur Internet, ce vendredi. « Une importante quantité d'armes » a été saisie, les convoyeurs ont été neutralisés, et une partie de ces derniers ont été capturés.

Le volume des armements détruits est « très supérieur à celui de précédentes opérations du même genre », a-t-on relevé dans l'entourage du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

L'attaque, menée dans le cadre de l'opération Barkhane, a été conduite « en coopération avec les autorités nigériennes », précise la présidence de la République, qui n'a pas fait état de morts ou de blessés. « Le convoi [...] était suivi depuis plusieurs jours. » Il transportait essentiellement des armements et a été visé par une opération aéromobile, 
mêlant hélicoptères et forces au sol, a ajouté la même source.

Informations impossibles à vérifier

Fin septembre, deux opérations de l'armée française avaient également été menées au Niger et dans le nord du Mali. Elles avaient notamment permis l'arrestation d'un proche du chef jihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar.

Ces informations sont impossibles à vérifier. L'Elysée ne fournit aucun élément matériel sur ses opérations militaires au Sahel permettant de prouver la véracité de sa communication. Ce communiqué est diffusé deux jours après les propos du ministre malien des Affaires étrangères devant l'ONU, demandant le déploiement d'une force d'action pour contrer le retour en force des jihadistes dans la région. Une demande formulée après la série d'attaques contre la mission des Nations unies au Mali.

« Les groupes armés terroristes qui tentent de déstabiliser les Etats du Sahel et le Mali en particulier ont conduit récemment des attaques meurtrières contre les unités de la mission des Nations unies au nord du Mali », souligne le communiqué. Ainsi le 3 octobre, neuf casques bleus nigériens sont morts dans une attaque  revendiquée par le Mujao dans la région de Gao. Au nord du Mali, ces attaques répétées ont provoqué un début de polémique surl'immobilisme supposé de la force des Nations unies  (Minusma).



Samedi 11 Octobre 2014 - 09:30



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