L’Etat et le privé sénégalais diagnostiquent les maux de ce secteur

Le gouvernement du Sénégal par le biais du ministère de l’Economie des finances et du Plan accompagné de l’ensemble de ses services ont tenu aujourd’hui une rencontre de dialogue et de concertation avec l’ensemble secteur privé sénégalais, pour passer en revue tous les problèmes que rencontrent ce secteur.



L’Etat et le privé sénégalais diagnostiquent les maux de ce secteur
L’objectif de cette rencontre d’échange est de permettre une meilleure compétitivité du privé national, maillon important de l’économie sénégalaise. Présidée par l’ensemble des composants du secteur privé sénégalais. La rencontre de concertation a permis de voir comment booster ce secteur et lui permettre de jouer son rôle dans l’exécution des objectifs du Plan Sénégal émergent.
Venu présider les discussions, le ministre de l’Economie Amadou Bâ en compagnie de son collègue du budget Birima Mangara, et en présence de la Douane sénégalaise et de l’ensemble des services qui dépendent du ministère de l’Economie et des finances, dont la Direction général des impôts et domaines. Selon  Amadou Bâ, une telle rencontre va permettre de juguler le manque de communication qui bloque parfois le secteur privé national, afin qu’ils puissent saisir toutes les opportunités pour mieux investir et maintenir une dynamique de compétitivité pou pouvoir pérenniser les emplois et préserver leur outil de travail.

Le secteur privé national dans sa diversité à souligner un certain nombre d’obstacles qui se recoupent en un mot à savoir l’assiette fiscal et la concurrence déloyale dont ils sont victimes et qui asphyxient  les entreprises du secteur  privé  national. Par conséquent ils ont demandé au ministre de travailler à alléger la charge fiscale. Les camarades de Baidy Agne, ont aussi demandé au ministre de revoir le critère de nationalité des entreprises privées « Le secteur privé sénégalais, dans son ensemble n’a pas la même compréhension pour ce qui est de la nationalité », a soutenu M. Baïdy Agne, président du Conseil national du patronat (CNP). Selon lui, une entreprise sénégalaise est une société contrôlée à 51% par un Sénégalais et non une entreprise établie sur le sol sénégalais.
M. Agne réagissait à la communication de M. Mamadou Moustapha Bâ, Directeur général des impôts et domaines qui estimait qu’en 2016, les entreprises sénégalaises ont une opportunité d’affaires de 1.595 milliards FCFA sur les projets du plan Sénégal émergent (PSE) qui seront mis en œuvre.

Pour sa part Mansour Kama a soulevé au cours de cette rencontre des griefs «  Je trouve un peu paradoxal que le gouvernement privilégie l’importation au détriment de la production nationale, non sans faire savoir que la réussite du Pse passe forcément par une industrialisation du secteur privé sénégalais. Ajoutant que pour y arriver il va falloir transformer la théorie en action», a déclaré M. Kama.
Ainsi tous les secteurs de notre économie ont été passés au peigne fin afin de trouver les difficultés qui empêchent à ce secteur de prendre son envol et de mieux participer à la croissance économique du Sénégal. 

Selon le président des chambres de commerce du Sénégal, Serigne Mboup, la concurrence déloyale avec des entreprises étrangères qui disposent de plus de moyens faussent le jeu par conséquent il temps de définir la notion de secteur privé national, afin de savoir qui est de ce secteur privé national. Les acteurs de la presse n’ont pas été en  reste représentés par le président de l’association des professionnels de la presse en ligne APPEL, Ibrahima Lissa Faye qui a aussi parlé au nom du Cdeps, a mis l’accent sur le rôle que doit jouer l’Etat afin d’alléger la charge fiscale qui constitue un fardeau pour ces employeurs, mais aussi revoir le secteur de la publicité qui constitue une niche de rentrer de fonds pour le secteur de la presse.

Prenant bonne note des préoccupations soulevées par les acteurs du privé sénégalais, le ministre Amadou Bâ a reconnu que cette concertation qui a réuni toutes les entités du privé national a permis aux deux parties de diagnostiquer tous les maux qui bloquent le plein essor de ce secteur. C’est  la raison pour laquelle les deux parties se sont convenues de se revoir périodiquement pour pouvoir peaufiner des plans afin que le privé national puisse jouer son rôle de moteur de croissance de notre économie et pouvoir capter tous les investissements générés par le Plan Sénégal émergent.          
 

Khadim FALL

Mardi 29 Décembre 2015 - 17:46



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