L’Ifc injecte plus de deux milliards de dollars en Afrique

La directrice de la société financière internationale (Ifc), un démembrement de la banque mondiale, a fait face à la presse ce matin. Le prétexte mettre les journalistes au parfum des nouvelles performances de la structure financière.



C’est la première fois que cette institution dépasse les deux milliards de dollars pour les investissements directs. La barre est placée cette année à deux milliards quatre cent millions de dollars pour trente et un pays africains. C’est ce qui fait d’ailleurs dire à Yolande Duhem, directrice de l’Ifc pour l’Afrique de l’ouest et du centre que « nous avons réalisé un volume d’investissement record en Afrique subsaharienne pour l’exercice budgétaire 2010 ». Elle ajoute à cet effet que « le volume d’investissement record d’Ifc, sa capacité à mobiliser des fonds auprès de tierces parties et ses nombreuses activités de services de conseil sont une contribution considérable au développement du secteur privé en Afrique ».

En effet les investissements directs de l’Ifc concernent le secteur privé. Car « sur les deux milliards quatre cent millions de dollars investis dans ces pays, plus de quatre cent millions de dollars ont été consacrés au développement des micro, petites et moyennes entreprises. Et au Sénégal par exemple, un partenariat noué avec Microcred Sénégal doit permettre la création de quatre cent emplois directs et servir au moins cinquante mille micro entrepreneurs. La moitié de ces micro entrepreneurs restent des femmes.

Des associations et autres projets ont eu aussi à bénéficier des investissements de l’Ifc. Par conséquent 1,2 milliards de dollars a été alloué à des projets et programmes, 670 millions de dollars ont été consacrés à près de vingt-deux programmes régionaux. Pour les changements climatiques, 68 millions de dollars ont été consacrés à son atténuation.

La stratégie de politique de cette structure financière repose sur l’amélioration de l’environnement des affaires, l’accroissement du soutien aux micros, petites et moyennes entreprises et enfin le développement des projets dans les secteurs prioritaires.




Bigué Bob

Mardi 31 Août 2010 - 16:35



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